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7 novembre 2005 1 07 /11 /novembre /2005 00:00

Onze nuits depuis le décès tragique et injuste de deux jeunes à Clichy-sous-Bois.
Onze nuits depuis l’odieux assassinat d’un père de famille devant sa femme et sa fille et à Epinay.
Onze nuits de violences urbaines et d’incendies criminels sans précédent, qui frappent les personnes les plus fragiles au cœur de nos banlieues.
Onze nuits de silence coupable des autorités de l’Etat après l’agression d’un lieu de culte, la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois.

Gauche et Droite doivent prendre leur part de responsabilité dans ces événements. Pour autant, la politique qui a été menée depuis trois ans a aggravé les choses. Le "tout répression" de Nicolas Sarkozy ne marche pas. Face à la difficulté de la tâche qui est la sienne aujourd’hui, il doit oublier le temps des insultes et des invectives inutiles. Il a une seule mission : faire son travail. Et son travail, c’est de rétablir l’ordre et rien d’autre. Sans entrer dans une polémique politicienne, Nicolas Sarkozy est dépassé par ses trop nombreuses activités. On ne peut pas être ministre de l'Intérieur à plein temps, président de l'UMP à plein temps, président du conseil général des Hauts de Seine à plein temps et candidat, quasiment à plein temps, contre le président de la République.

Quand on baisse le nombre de fonctionnaires de police dans les zones sensibles, quand on supprime la police de proximité, quand disparaissent les moyens alloués aux associations chargées de faire de la prévention dans les quartiers difficiles, on rend plus difficile le retour à la paix civile. Parce qu’aujourd’hui, la première exigence c’est le retour de la paix dans ces quartiers.

D’après le blog de DSK: http://www.blogdsk.net/dsk/2005/11/banlieues_il_y_.html#comment-10958987

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commentaires

nestore e ramirez jimenez 08/11/2005 10:30

Une journée comment les autres

Pour tant la journée semble très entamé, dans un trois pièces, la sonnette miraculeusement encore en service retenti.

Derrière le Jude s'entend pour tant un souffle fort d'un homme la quarantaine après avoir monté par l'escalier en absence de l'ascenseur, en panne depuis plus d'un ans.

Ses habilles sont impeccables chemise bleu claire, petite cravate noire, une serviette très âgée à la main. Ali la cinquantaine ouvre la porte, rien à voir entouré d'un peignoir peut-être blanc à l'origine, la tête dégarni, en babouches, mal racé et le peu de cheveux restant en bataille.

Les sanglots d'un nourrissant interrompe un instant les présentations; c'est un huissier de justice qui cherche le recouvrement d'une des nombreuses créances de notre monsieur.

Voilà continu l'homme en apparence inaltérable – " je dois procéder dans le cadre d'une signification de la part de la société (…) à votre encontre faire une saisie de vos meubles"-

Non loin une autre voix s'active au concert lugubre des sanglots. C'est une mère maintenant; puis notre homme fait entrer l'officier ministériel dans un salon presque vide

- "vous savez monsieur plusieurs de vos confrères ont déjà passé avant vous, au fait si la salle est vide, la cuisine aussi, puis dans les chambres il me reste seul des matelas, et quelques vêtements, j'ai cru que vous veniez pour m'informer de l'expulsions"-

A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr