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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 22:00




Voici une critique des principales propositions de Nicolas Sarkozy :




Travaillez plus pour gagner plus :

Le slogan de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » est une escroquerie. La durée du travail et la rémunération ne dépendent pas de la volonté du salarié mais de celle de l’employeur, employeurs décident seuls de l’utilisation des heures supplémentaires et de qui les fera.
Il y a des millions de salariés subissent les temps partiels et aimeraient bien travailler à temps plein, et que dire des personnes au chômage.

Trop d’heures supplémentaires aggraveront le chômage, au lieu d’embaucher, une entreprise qui ferait face à un surcroît d’activité augmenterait le nombre d’heures supplémentaires, du coup pourquoi embaucher ?

Avec Sarkozy, qui ne veut pas augmenter le SMIC cette année, les salaires ne risquent pas d’augmenter, contrairement aux profits des grosses entreprises.



Sarkozy et les fonctionnaires :

Il propose de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, ainsi au terme d’une génération on aura réduit la moitié du nombre des fonctionnaires.

Donc, moitié moins d’infirmières, de policiers, de pompiers, d’enseignants, du juges…

Non, dit on à l’UMP, on fera des exceptions, d’accord mais où ? dans la santé, la sécurité, l’éducation ou la justice…


Sarkozy et les baisses d’împot :

Nicolas Sarkozy annonçait vouloir "rendre aux français" 68 milliards de prélèvements obligatoires.

Sarkozy a précisé qu'en rendant ainsi du pouvoir d'achat aux français, il favoriserait la consommation et l'Etat récupérerait de fait de l'impôt via la TVA. Pourtant il y a peut de chance que ces 68 milliards soit effectivement consommée par les français, car ces sont les personnes les plus riches qui auront le plus de baisse d’împot et je pense plutot qu’elles placeraient une bonne partie en épargne plutot que de consommer.



 

Sarkozy et les droits de succession :

Sarkozy veut supprimer les droits de successions, cette propositions révèle ce qu’il est : Le candidat des classes dominantes car c’est bien aux plus riche que bénéficiera cette mesure. De plus, elle privera le budget de la Nation d’une somme évaluée aujourd’hui à environ 7 Milliards d’Euros par an.




Sarkozy et la TVA social :

Sarkozy veut expérimenter le transfert d'une partie des cotisations sociales des entreprises sur la TVA.

La TVA est de tous les impôts de loin le plus injuste puisquil sappli­que indifféremment à tous les produits de consommation et met à contribution aussi bien les plus modestes que les plus aisés.

Sarkozy ajoutera ainsi pour les salariés une nouvelle imposition alors que les entreprises se retireraient du financement de la protection sociale, ce qui est le souhait de Laurence Parisot, la patronne du Medef.

La TVA c'est déjà plus de 50 % des recettes du budget de l'Etat alors que l'impôt sur le revenu qui est un impôt plus juste que la TVA qui frappe tout le monde ne représente plus que 17% des recettes de l'Etat et l'impôt sur les société 15 %.

C’est le principe même du financement de lensemble de la protec­tion sociale qui est dans le collimateur du candidat de lUMP. Avec Sar­kozy les français qui voudront travailler plus devront travailler plus vieux, plus durement et se soigne à leurs frais, en étant moins indemnisé sil se retrouve au chômage avant dêtre radié pour présen­ter de bon chiffre du chomage


Sarkozy et le droit de grève :

Il veut rendre obligatoire un vote des salariés après 6 jours de grève dans une entreprise. Sarkozy précise que même si une majorité se prononçait contre la grève, la minorité pourrait continuer à la faire, or c’est le contraire qui a lieu dans la plupart des cas. Dans ce cas cela ne sert à rien et on aboutirait au contraire du but recherché.


Sarkozy et l’Europe :

Souvenons nous que les français avaient rejeté à 55 % le traité consitutionnel européen (TCE) qui leurs avait été soumis par référundum le 29 mai 2005 et bien Sarkozy propose l’adoption d’un nouveau TCE (le même en plus court) sans consulter les français mais uniquement via le parlement. Ainsi il s’assoit sur les 55 % de français qui ne voulaient pas de ce TCE.


Sarkozy et les USA :

Sarkozy s’est prononcé contre l’utilisation de la France de son droit de veto lors du déclenchement de la guerre en Irak, il été aussi contre le discours de Villepin à l’ONU qu’il jugait « arrogant ». Sarkozy et pro Bush est était très fier de s’afficher avec le président américain.


Sarkozy et la recherche :

"Sauvons la Recherche" (SRL) à l’origine du mouvement de protestation des chercheurs en 2004, critique les prises de position de Nicolas Sarkozy.

Dans un éditorial, SLR dénonce le gouvernement actuel, qui "a pris le contre-pied de nos propositions dans la loi qu’il a fait voter en mars 2006", et estime qu’au vu de ses réponses et d’autres déclarations, Nicolas Sarkozy présente un programme qui "revient à aggraver encore les effets des réformes de ces dernières années".

"Sa volonté de détruire les organismes, de ne plus faire que du financement sur projet de court terme, de donner une autonomie sans rivage aux universités, a pour seule conséquence, si ce n’est pour objectif, de mettre toute la recherche publique au service des intérêts privés", écrit SLR.

Sur les points défendus par SLR, en revanche, "tous les candidats qui se réclament de la gauche, au-delà des nuances qui les distinguent (...), se fondent sur les conclusions des Etats-Généraux de la Recherche (tenus à Grenoble en 2004), reprennent les lignes de force de nos propositions".

http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article9586


Sarkozy et la Police :

Une prévention de la délinquance qui ne sera qu’un quadrillage serré du territoire avec un peu plus de fichiers, la fin définitive du secret professionnel. Un peu plus de compagnies de CRS en guise de police de proximité. Une police au service exclusif de Nicolas Sarkozy qui pourra utiliser sans complexe les Renseignements Généraux pour « actualiser » les fiches des opposants. Des juges surveillés à qui l’on fournira un « guide de l’application des lois », qui seront sommés de remplir un peu plus les prisons grâce à des peines automatiques et qui seront priés de quitter leurs fonctions s’ils déplaisent à Sarkozy.




La France dont rêve Sarkozy :

Dans cette France dont rêve Nicolas Sarkozy, les Français se lèveront tôt mais les conflits aussi ! La précarisation du travail grâce au contrat unique (extension du CNE), les privilèges accordés aux plus riches (bouclier fiscal, suppression des droits de succession...), la réduction des services publics (un fonctionnaire partant à la retraite sur deux n’étant pas remplacé), l’ignorance des vrais problèmes des banlieues (uniquement traités par le recours à la répression) et qui ne peuvent que conduire à de très fortes tensions sociales et à l’accroissement des violences.

Sarkozy sa France d’après, j’en veux pas.


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commentaires

M
 <br /> suite sujet emploi par henri<br /> quel type de vie tu as henri ???<br /> Henri, j'ai toujours travaillé, mais je ne veux pas travailler plus pour consommer plus !! quelle idée !!<br /> j'ai la chance de faire un boulot passionnant dans lequel je m'investie et ma vie privée est très simple et plutôt enviable. <br /> Ce que tu proposes c'est que les gens bossent comme ds acharnés (soit dit en passant c'est surtout ls poches de leurs boss et actionnaires) pour consommer plus ............ <br /> Ce n'est pas le tps de travail qu'il faut revaloriser c'est le travail existant, ça c'est pour valoriser la vie quotidienne. En ce qui concerne la vie tout court, arrête de croire que la consommation va cacher ta misère humaine.<br /> De plus prendre l'exemple de 'Angleterre est assez pathétique, les gens sont obligés de prendre plusieurs boulot, minable qu'ils m'ainent pas. On appelle ça des boulots alimentaires, (p-e comme toi d'ailleurs), ils s'entassent dans des appartements trop cher loués à la semaine et font la queue pour voir un dentiste...<br /> Henri ouvre les yeux, combien de temps vas tu tenir
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H
Ok, mais si on fait trop d'heures, cela pénalise ceux qui cherche un emploi ou ceux qui ne sont pas à temps complet et qui le souhaiterai.<br /> <br /> Faux également ;-)<br /> <br /> Il n'y a qu'a voir ce qui se passe dans les pays libéraux ou les gens travaillent beaucoup plus que chez nous et ou pourtant le chômage est beaucoup plus bas! l'Anglettere est un exemple comme l'Australie ou il n'y a qu'a se lever le matin pour trouver un travail immédiatement!
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L
Dans le numéro «10 raisons de ne pas voter Sarkozy» de l’hebdomadaire bobo «Les Inrockuptibles», Azouz Begag déverse sur une page concentrée sa haine sans mesure envers le leader UMP. Une révolte, sans doute, pas un énervement. <br /> Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, on disait d’Azouz Begag, alors ministre de De Villepin, qu’il était charmant, drôle, incisif et sympathique. Pas un simple ministre alibi, pas un gadget électoral utile au chef candidat de l’UMP, alors ministre de l’Intérieur, non, un vrai bon gars, utile et clairvoyant. Une sorte de Borloo du sud. Il était ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la « promotion et de l’égalité des chances ». Il espérait, il souhaitait de toute son âme que le favori de son cœur, De Villepin, se présente et soit investi candidat de l’UMP. Seulement voilà, en face il y avait Sarkozy (qui surnommait Begag « vidéo Begag »), chef de l’UMP, et rien ni personne ne pouvait barrer la route de cet homme-là. Entre Begag et Sarko, très vite, le ton monta, jusqu’à la menace de cassage de gueule, venu du premier flic de France et rapporté depuis dans « Le Mouton dans la baignoire », livre règlement de comptes, à la Eric Besson, de ce cher Azouz.<br /> « Le Mouton » est un succès de librairie. Moins vendu que le Besson, il se maintient néanmoins sans souci sur le podium des meilleures ventes. Sarkozy aurait bien voulu voir sa publication retardée. Begag n’était d’ailleurs pas contre cette idée-là (pour ne pas interférer avec les élections ? Par peur des représailles ?) mais l’éditeur n’a rien voulu savoir et le livre est sorti en temps et en heure. Après sa mise en rayon, surprise : ledit Begag se volatilise soudain pour ne reparaître que quelques jours plus tard. Pourquoi ? Mystère. L’envie peut-être de s’éloigner de l’œil du cyclone, si cyclone il y eut. Mais il n’y eut pas. « Le Mouton » ne fut pas suivi de dommages collatéraux, n’émut pas grand monde, ni éditorialiste, ni socialiste, ni aletermondialiste. Beaucoup estimaient que Begag avait mis du temps à se réveiller, d’autres pensaient que ce style de règlement de comptes sentait un peu le réchauffé.<br /> L’auteur du « Gone du Chaâba » (énorme succès en librairie porté à l’écran) n’en a cure, et a décidé d’enfoncer le clou, d’interview en interview, en répétant à qui voulait l’entendre que Sarkozy était un homme dangereux, méchant, calculateur et cynique. Mais rarement comme cette semaine dans les Inrocks. En une page serrée, il évoque le candidat UMP et « la terreur qu’il fait régner en politique depuis dix ans. Il terrorise tout le monde, y compris les plus puissants, les journalistes, les chefs d’entreprise, tous ceux qu’il approche. Il a une capacité à éradiquer toute forme de contestation autour de lui parce qu’il est habité à 100% par la certitude de tout, et notamment celle qu’il sera président de la République française. Il n’a pas une once de doute en lui. A droite, les gens biens ne se sont pas rendu compte de la puissance dévastatrice du vice et de la méchanceté, de la folie d’un type comme lui. » On se croirait avec le capitaine Kurz à la fin d’Au cœur des ténèbres, l’horreur, l’horreur. Il existerait donc, selon Begag, une droite « innocente », d’agneaux, sans doute, qui n’ont pas conscience du danger. Pourvu qu’ils lisent cet article, ou l’interview d’Azouz, il n’est pas trop tard, avant dimanche...<br /> « Il a tué tout le monde autour de lui. J’espère qu’un jour- il est tellement génial ! - il finira par se tuer lui-même. » C’est plus le Gone du Chaâba, c’est le Gun du Chaâba ! Azouz Begag « espère » la mort de Sarkozy. Il expliquera sans doute que ce n’est qu’une façon de parler, comme quand son « ennemi » menaçait de lui « casser la gueule », sans doute, mais quand même ! On s’est éloigné de la promotion et de l’égalité des chances, là.<br /> « Il s’est débarrassé de toute idéologie. C’est un tiroir-caisse électoral. Quand il a le sentiment qu’une idée jaillissante, spontanée, meurtrière crée de l’émotion dans les médias, et donc dans le peuple, il s’arc-boute sur elle, surfe dessus comme sur une vague. Mais le sentiment qu’inspire la vague ou le tsunami qui l’a déclenchée lui importe peu. Il s’agit juste de faire parler de lui, à tout prix. C’est un homme engagé dans l’élan de sa propre certitude. » Résumons : Sarkozy est un opportuniste qui prend les voix là où elles se trouvent. Rien de surprenant, ni de condamnable. Quant à savoir ce que peut bien être une idée « meurtrière »...<br /> Pourtant, Sarkozy n’est « pas raciste » selon Begag. « Ce type n’est pas raciste. Je pense qu’il a un problème avec les Africains » dit-il avant de préciser qu’il ne « saurait pas l’expliquer ». Ah bon... alors le Gun du Chaâba devient un peu le Gone du Charabia, pour le coup. Peu importe, l’ex-ministre, que les Inrocks qualifient même de « sociologue », insiste : « Ce type n’est pas raciste. Il n’est ni haineux ni gentil, ni à gauche ni à droite, il n’est rien, juste candidat à la présidence de la République, et avant d’être candidat il est déjà président de la République dans sa tête. » Charabia, quand tu nous tiens. « C’est une machine invraisemblable. Son arme, c’est le charme. Si tu refuses, il te tue. » Je ne sais pas s’il ira jusque là, mais le candidat de Neuilly, qui a passé tout le débat de mercredi à tenter de ne pas mordre Ségolène, aura peut-être un peu de mal, s’il entend parler de cette interview, à garder son sang-froid. Ce « vidéo Begag » là c’est un snuff movie !<br /> Sarkozy serait donc, on le répète une fois de plus, une dernière fois avant dimanche au cas où les jeunes brebis (centristes ?) qui ne savent pas ce qu’ils votent auraient tendance à s’égarer, un « type » arriviste, sûr de lui, qui tuerait père et mère pour arriver à ses fins. C’est l’opinion d’Azouz Begag, et des journalistes qu’il a croisés, et qui se font traiter « d’enculés » par Sarko chaque fois qu’il les rencontre. « Et ils ont peur de le dire. C’est dingue, non ? » ajoute Begag. Ce qui est dingue, c’est peut-être davantage qu’un ancien ministre se laisse aller à de telles attaques extrêmement violentes et déplacées. Royal n’aurait jamais cautionné de telles paroles, Bayrou encore moins. Un journal dit sérieux ne devrait pas non plus se laisser aller à publier une telle interview en reprenant en plus sur sa couverture le « J’espère qu’un jour il finira par se tuer lui-même ». Diaboliser ainsi le candidat UMP, de manière aussi stupide et démesurée, n’a fait que le servir, jusqu’ici, comme le rappelait hier dans Le Monde Patrick Devedjian.<br /> Mais Azouz Begag a une excuse, une raison, un « c’est pas moi qui ai commencé » imparable : Sarkozy avait osé dire de lui qu’il avait « des antécédents psychiatriques ». « J’ai lu ça dans la presse » se justifie Begag. Forcément, ça valait bien cette tuerie dans les Inrocks. <br />
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X
Élections :  N’importe lequel et qu’on en finisse.  <br />  <br /> <br /> http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/  <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Les élections démocratiques :  Un simulacre  <br />  <br /> <br /> http://les-elections-democratiques.over-blog.fr/  <br />  <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Élections piège à quoi ?  <br />  <br /> <br /> http://electionspiegeaquoi.hautetfort.com/  <br />  <br />
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H
Ok, mais si on fait trop d'heures, cela pénalise ceux qui cherche un emploi ou ceux qui ne sont pas à temps complet et qui le souhaiterai.En général crois tu que ce sont les salairés ou les patrons qui décident du nombres d'heures suplémentaire à faire ?
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H
"Trop d’heures supplémentaires aggraveront le chômage,"Faux! Cela améliorera le pouvoir d'achat donc générera des emplois! On a vu les limites des 35 heures!  J'ai deux boulots et mon pouvoir d'achat à augmenté, et je consomme plus!
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X
très bon commentaire sur les droits de succession<br /> 80% des français ne sont pas assujettis aux droits de succesion et Sarkozy veut porter à 95% ce ne sont donc pas les petits et moyens patrimoines qui sont touchés comme ils le prétendent<br /> Je rajouterais 2 points : outre la perte d un être cher qui est commune aux deux familles, celle de la famille à fort patrimoine et celle à faible patrimoine, il ne faut pas oublier que :<br /> pour celle à fort patrimoine , le décès s accompagne d une source de revenus imprévus pour celle à faible patrimoine , le décès s accompagne de frais supplémentaires imprévus<br /> autre point : le patrimoine est quelque chose qui existait bien avant le décès<br /> amédée a pu profiter dans le passé de la villa vue sur la mère de son grand père pour passer ses vacances tout en voyant papounet rachid , lui , s est vu souvent refuser de passer ses vacances dans le HLM étroit de son grand père qui n avait pas la place pour faire dormir son petit fils<br /> l impôt sur les successions n est donc pas une perte sèche pour la famille à fort patrimoine puisqu ils en ont profité pendant toute la vie du grand père<br /> dernier point : je crois que nous sommes tous d accord pour ne pas remettre en cause l avenir des enfants ou des petits enfants Mais toucher à un fort patrimoine ne le remet pas en cause puisque après frais et impôts , il reste encore des revenus pour la famille De plus , il a pu bénéficier dans le vivant du grand père des aides pour la garantie de son avenir En outre , les familles à fort patrimoine ont souvent souscris à des assurances vie<br /> alors que dans une famille modeste , les frais d enterrement , cérémonie etc.. peuvent remettre en cause l avenir des enfants qui sont asujettis à une nouvelle dette L enfant a eu peu voir pas du tout d aides de son grand père garantissant ses études<br /> Pour conclure , je ne vois pas le mérite dans une société qui supprime les droits de succesion
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D
Les mêmes chances pour tous, l’égalité par le travail nous dit-on dans certains programmes, alors dites-moi comment :  Amédée fils de maman médecin et papa chef d’entreprise hésite pour ses études entre HEC et chirurgie quand le décès de grand-père lui lègue un patrimoine d’actions qui lui permettra d’acheter sa première maison plus tard et de payer lui-même les études que ses parents n’avaient pas de difficultés à envisager  Rachid fils de maman femme de ménage et de papa ex-ouvrier à Citroën Aulnay se demande comment il va payer son loyer pour terminer son DUT quand il faut payer l’enterrement de grand-père et appeler Emmaus pour libérer le HLM au plus vite<br /> Je trouve civique, moral et économiquement justifié de prendre une part significative du portefeuille d’actions de Amédée pour financer l’allocation logement de Rachid et de plusieurs de ses collègues étudiants ; et j’autorise les plus révolutionnaires que moi à trouver que le taux est largement trop faible pour donner autre chose qu’un minuscule coup de pouce à Rachid et qu’il ne compromettra en rien l’avenir d’Amédée, mais risque juste de le faire emprunter un peu pour s’acheter sa maison.<br /> La suppression de cet impôt est donc injuste, incivique, économiquement néfaste et moralement injustifiable, tout en étant contradictoire avec le discours de chances égales pour tous et de défense de la valeur travail.
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D
Un peu court le commentaire sur les droits de succession.<br /> L’impôt sur les successions, c’est un des rares à être redistributif (avec l’impôt sur le revenu ancienne manière et l’ISF, l’un écrété à 40% marginal et l’autre quasi-supprimé par le bouclier fiscal). Il restitue aux plus démunis par le budget de l’Etat en prélevant sur les plus aisés.<br /> L’impôt sur les successions est déjà très largement "franchisé" : si vos parents décèdent aujourd’hui, vous ne paierez rien en dessous du patrimoine moyen (à peu près selon la part d’immobilier, assurance-vie etc dans la succession). Vérifiez dans votre guide fiscal et n’écoutez pas le misérabilisme de ceux qui crient à la spoliation du pavillon de banlieue payé sou par sou.<br /> Mais l’impôt sur les successions, c’est surtout :  1) niveler très partiellement ou écréter une fois toutes les deux générations (on n’hérite plus de ses parents mais de ses grands-parents) les différences qui se sont creusées au cours de la vie  2) remettre en route l’ascenseur social en prenant un peu à ceux qui ont eu de la chance, ont fait de bonnes affaires (y compris pendant l’occupation, par des moyens contestables ou que la morale réprouve) ; sans lui après la prescription jamais l’Etat ne revoit un centime  3) réhabiliter la valeur du travail par rapport à la valeur de la rente, de l’acquis par rapport au donné, et je m’étonne de trouver la suppression de ce point dans le même programme que la suppression de l’assistanat et la valorisation du travailler plus  4) remettre dans le circuit économique les biens de ceux qui ont thésaurisé et accumulé sans consommer ni investir : si vous dépensez 100 dans le commerce, vous donnez 15 au budget de l’état en TVA, donc si vous n’avez pas dépensé ces 100, vous devez restituer au moins cela avant de le transmettre à quelqu’un qui risque de ne pas le consommer non plus. Si vous l’avez investi et payé des impôts sur les dividendes, seule la partie de gain en capital devrait être taxable à mon avis, mais c’est un autre sujet<br /> Donc l’impôt sur les successions :  est juste parce qu’il écrête et répartit (très raisonnablement dans sa dernière mouture, l’exonération des dons manuels ou transmissions anticipées permet même de ne rien payer pour tous les patrimoines sauf les plus astronomiques)  est indolore parce qu’il frappe à l’intervalle d’une vie, en apparaissant de plus comme un prélèvement faible à raisonnable sur une manne financière inattendue (si vous l’attendez ou l’espérez impatiemment, retournez sur des sites de candidats plus égoïstes)  est un devoir moral pour donner les mêmes chances à tous ou au moins tenter de combler les écarts, pour payer les études du fils d’ouvrier sur la succession du patron de son père pour caricaturer  vise à réduire les inégalités financières puisqu’on ne sait pas traiter correctement les inégalités sociales, de milieu culturel, de relations et de carnet d’adresses ou coup de pouce divers dont bénéficient les héritiers qui le payent.
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N
Une bonne partie du programme Sarkozy repose sur la consomation des Francais. A ce titre il encouragea d’ailleurs (lors d’une émission sur TF1) les français à s’endetter davantage pour relancer l’économie. Au passage je suggère de lire "On Achète bien les Cerveaux", sur la publicité, entreprise de lavage de cerveaux qui veut transformer l’homme en un docile consommateur compulsif dénué de sens critique.<br /> Maintenant, il apparait plus que probable que Sarkozy sera élu le 6 mai, malgré les efforts (articles et commentaires) produits sur ce site pour se convaincre (s’illusionner) du contraire. D’aiileurs le parti socialiste en est bien conscient, qui essaie de s’associer avec François Bayrou (que je respecte par ailleurs), et édulcorer encore plus toute possibilité d’avoir une politique de gauche. Toutefois je voudrais vous rappeler ceci : il n’existe pas que le vote pour vous opposer à Sarkozy et son projet de dictature neo-libérale ! Même s’il est élu vous pourrez continuer à militer contre lui pendant longtemps !<br /> C’est simple : cessez d’être des consommateurs passifs et asservis. Boycottez totalement TF1, et plus largement, tous les médias de type Bouygues/Lagardere/Dassault. N’écoutez plus des statistiques officielles qui seront bientôt complètement truquées. Cessez de consommer ce qui provient à l’évidence de multi-nationales : c’est quand même facile de boycotter définitivement Coca-cola, Macdo, et les produits OGMs ! C’est quand même facile de refuser la dictature imbécile des marques, et expliquer à vos enfants que porter des Nikes ou je ne sais quoi, n’améliorera en rien leur existence. Et puis d’une manière générale économisez votre argent plutôt que de consommer, parceque avec l’avènement d’une société de la précarité, cela sera utile de préparer ses arrières.<br /> En tous cas c’est la résolution que j’ai prise moi-même et me permettra de continuer à voter au quotidien pendant 5 ans. Et si l’idée vous plaît, n’hésitez pas à la diffuser autour de vous !
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S
Bonjour, je partage votre analyse de la politique de Sarkozy. C’est pourquoi il est urgent de voter pour Royal le 6 mai, bien que n’était personnellement pas "royaliste". Mais Sarkozy est un personnage dangereux - tout à faire capable par ailleurs de truquer les résultats des élections grâce aux machines électroniques, qu’il est si facile de pirater. Voici d’ailleurs une vidéo très intéressante à ce sujet : http://www.voteutile.info/ (consulter le 1er article)
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R
Rien que sur le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2 c'est carricatural.Cela ne signifie pas OBLIGATOIREMENT moins d'infirmières de flics, je juges ou d'enseignants. Dire ça, c'est mentir!Il faut regarder les chiffres!Déjà, personne n'est capable de donner le nombre exacte de fonctionnaires! un comble!Les estimations du ministères de la fonction publique sont:de 1994 à 2004 la fonction publique d'Etat a augmenté de 6.7% passant de 2 360 000 à 2 542 000 (en stagnation depuis 2002).Dans la fonction publique territoriale, à cause de la création des communauté de communes et agglomération qui sont sensées faire des économies en muutalisant les compétences et à cause de la décentralisation, les effectifs sont passés de 1 220 000 à 1 573 000. Soit une explosion de 27.7% en 10 ans!!!!!Par contre dans la fonction publique hospitalièr, l'augmentation a été ridicule.L'informatique a pris une place énorme, or il y a toujours plus de fonctionnaires pour faire le même travail.L'Etat a décentralisé de nombreuses compétences, or le nombres de fonctionnaire d'Etat n'a pas diminué.En rationalisant certains secteurs, comme l'emploi (voir le projet EFEL de Borloo) en fusionnant ASSEDIC et ANPE et en regroupant le tout dans un guicht unique avec les différents services régionaux, départementaux et autres., il y a un paquet de postes à économiser. Idem avec la fusion du Trésor public et des impôts. Ne pas remplacer certains départs à la retraite n'est pas une catastrophe!Enfin chez les enseignant, il serait bien qu'ils soient face aux élèves. Car ce ne sont pas eux qui doivent être au centre du système éducatif (ce qui est le cas actuellement) mais les enfants!
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A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr