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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 08:59

Rythme-scolaire-france.jpg


Le Conseil Municipal de Blacqueville a décidé de ne pas mettre en vigueur la réforme des rythmes scolaires avec la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, réforme qui sera obligatoire à la rentrée 2014. En repoussant cette mise en place, la commune s’est privée d’environ 9000 € d’aide financière de l’Etat pour mettre en œuvre celle-ci.

Le Décret du 24/01/2013 a modifié l'organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires.

En effet, avec des enseignements regroupés sur seulement quatre jours par semaine, les écoliers français subissent actuellement des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Or, cette extrême concentration du temps d’enseignement est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages.

La réforme des rythmes scolaires permettra de mieux répartir les heures de classe sur une semaine de quatre jours et demi de 24h d’enseignement, d'alléger la journée avec des amplitudes journalières ne devant pas être supérieures à 5h30 et 3h30 par journée et demi-journée et de programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. Par ailleurs, la pause méridienne devra respecter une amplitude minimale de 1h30. Les élèves seront ainsi plus attentifs pour apprendre à lire, écrire et compter, moins fatigués et plus épanouis.

Concernant l’ajout d’une demi-journée de classe par semaine, le mercredi ou le samedi, en réduisant les après-midi d’enseignement, c’est une préconisation des scientifiques spécialistes des rythmes de l’enfant, le matin étant le moment de la journée où l’élève est le plus attentif.

L’entrée en vigueur de cette réforme est prévue dès la rentrée de septembre 2013 ou au plus tard septembre 2014, sous réserve de formuler la demande de report au Directeur Académique des Services de l'Education Nationale au plus tard le 31 mars 2013, ce qui a été le cas pour Blacqueville. A ce titre, le Président de la FCPE Nationale, Jean-Jacques Hazan, a invité les collectivités à mettre en place la réforme dès la rentrée 2013.

Si la municipalité actuelle avait souhaitée que cette réforme soit appliquée dès la rentrée 2013, la commune aurait pu toucher de l’Etat une dotation de 50 € par enfants scolarisés + une majoration de 40 € par enfants dans le cadre de la Dotation de Solidarité Rurale (DSR) soit 90 € par enfants scolarisés à Blacqueville, somme qui ne sera pas forcément allouée de nouveau en 2014.

Un effectif d’environ 100 élèves étant prévu lors de la rentrée 2013 ce sont ainsi environ 9000 € euros de dotation que notre commune aurait pu toucher pour organiser les activités périscolaires, notamment entre 15h45 et 16h30.

Lors des la cérémonie des vœux pour l’année 2013, le maire de Blacqueville a mis en avant que l’argent public « allait se faire de plus en plus rare », il est dommage de ne pas bénéficier de ce soutien financier de l'Etat.

 

 

Blog sur Blacqueville : http://blacqueville.over-blog.com

 

 


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Published by Arnaud Mouillard - dans Blacqueville et alentours
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Marie 22/05/2013 14:58


Nous c'est parti..les associations locales sont mobilisées et tout le monde est pour..pourquoi avoir supprimé le samedi matin en 2008?

Jérôme GUICHARD 22/05/2013 10:57


Si l'on en croit le ministère de l’Éducation Nationale, l'objectif de la réforme des rythmes scolaires serait, je cite, de "mieux répartir les heures de classe sur la semaine" et "permettre
une meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires" en permettant aux élèves "d'accéder à des activités sportives, culturelles, artistiques, qui contribueront à développer leur
curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d'apprendre et d'être à l'école".


Pour ce faire, il est précisé que si la nouvelle organisation du temps scolaire avec ajout de cours le mercredi matin conduit à faire se terminer l'enseignement obligatoire à 15h45, l'application
de cette réforme "s'accompagnera d'une prise en charge des élèves jusqu'à 16h30 au moins". C'est le temps périscolaire...


(Source: http://www.education.gouv.fr/pid29074/rythmes-scolaires.html).


 


Problème: ce temps périscolaire n'entrant pas dans le cadre des 24 heures hebdomadaires d'enseignement obligatoire, la mise en place de ces activités, laissée à la responsabilité des communes, ne
revêt aucun caractère obligatoire, et, par suite, les élèves n'ont aucune obligation d'y participer.


Or, il est dans le même temps précisé que ces activités éventuellement mises en place sur le temps périscolaire, seront conçues pour compléter l'enseignement scolaire. Preuve en est cette
recommandation qui est faite aux maires de mettre en place un Projet Éducatif Territorial, afin de "garantir la continuité éducative entre les projets des écoles et les activités proposées aux
élèves en dehors du temps scolaire, et donc d'offrir à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité, avant, pendant, et après l'école".


 


Tout est dit, mais reformulons tout cela autrement: il est demandé aux communes de bien vouloir assumer financièrement tout un pan de la réforme des rythmes scolaires, en mettant en place sur le
temps périscolaire des activités venant compléter l'enseignement scolaire et autant que possible en cohérence avec les projets d'école.


 


Autant dire qui s'agit finalement là des prémisses d'une véritable municipalisation d'une partie de l'enseignement, et donc, au travers de la question du financement de ces activités, d'une
remise en question du principe de gratuité de l'enseignement et du respect de l'égalité de tous devant le savoir, valeur incontournable de notre République.


 


En effet, si ces activités périscolaires (qui font partie intégrante de la réforme des rythmes scolaires, puisque sans elles cette dernière serait vidée de tout son sens) sont bien sensées venir
compléter l'enseignement obligatoire, alors l'hypothèse même de rendre ces activités payantes pour pouvoir les financer remet totalement en question non seulement le principe de gratuité de
l'enseignement, mais aussi et surtout le principe de l'égalité de tous devant le savoir. Une école à deux vitesse finalement...


 


Et ce ne sera évidemment pas la dotation exceptionnelle de 50 Euros par élève qui sera accordée aux communes qui mettent en place la réforme dès la rentrée 2013 qui permettra de financer à long
termes ces activités.


 


Il semblerait tout à fait aberrant d'envisager de faire payer les seules familles dont les enfants sont scolarisés: l'école est celle de la République, et les conséquences financières d'une
réforme des rythmes scolaires devraient normalement être assumées par la société dans son ensemble et non par les seuls parents d'élèves.


 


Alors, puisque l'état n'envisage pas d'assumer les conséquences financières de cette réforme, tout en souhaitant cependant que les communes acceptent de mettre en place des activités
périscolaires complémentaires à l'enseignement obligatoire, il ne reste qu'une seule solution moralement et républicainement acceptable pour financer ces activités tout en respectant le principe
fondamental du respect de l'égalité de tous devant le savoir: l'augmentation des taxes locales.


 


Parce que l'école est l'affaire de tous, son financement doit l'être aussi !!!

A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé près de Rouen.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

J'ai soutenu la Motion "A Gauche pour Gagner !" à l'occasion du dernier congrès du Parti socialiste.

 

Secrétaire de la section PS de Pavilly.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr