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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 21:46

 

Grandiose Gérard Filoche au Congrès de Toulouse, ponctué par une standing ovation à la fin de son discours !

 

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Published by Arnaud Mouillard - dans PS
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commentaires

Orlando Furiosi 12/02/2013 10:56


Quitte rapidement le PS, tu n'es plus en phase...

NICOLAS 29/10/2012 19:02


Congrès du PS: théâtre d'ombres et clivages sociaux


Publié sur La Sociale (http://la-sociale.viabloga.com) dans la rubrique Actualités
Par Denis COLLIN, le Dimanche 28 Octobre 2012, 20:58 -un commentaire - Lu 222 fois


Le congrès du PS, qui se tient ce week-end à Toulouse, révèle au grand jour les contradictions de ce parti qu’unit seulement l’objectif de la conquête du pouvoir et du partage des postes et
autres prébendes. D’un côté nous avons le PS gouvernemental, Hollande, Ayrault, Valls and Co, un PS qui est à quelques points purement cosmétiques près, dans le prolongement de la politique de
Sarkozy-Merkel, approuvée, ne l’oublions pas, par l’essentiel des partis sociaux démocrates européens, qu’il s’agisse des Portugais, des Espagnols, des Grecs ou des Allemands… De l’autre, nous
avons ceux qui pensent ou prétendent (on n’est pas en mesure de déterminer le degré de sincérité dans les illusions) que le PS reste le parti des salariés, le parti des travailleurs et des jeunes
qui devrait un jour ou l’autre, plus tard, dans un temps indéterminé, conduire au socialisme.

Emblématiquement, Valls affirme qu’il expulsera plus de « sans-papiers » que Guéant, et obtient un triomphe à l’applaudimètre et de l’autre côté Gérard Filoche réaffirme ses revendications (35
heures, retraite à 60, SMIC à 1500€) en faisant semblant de croire que c’est l’objectif des socialistes alors que l’appareil s’en moque comme d’une guigne et que ceux qui connaissent les
socialistes comme patrons (dans les régions, les départements, les municipalités) savent que leur sensibilité aux revendications sociales est très émoussée. Nous sommes devant un théâtre
d’ombres. Ayant renoncé même aux promesses minimalistes de leur programme, les socialistes mènent un terrible combat sur le mariage homosexuel et pour montrer leur indépendance face au
gouvernement, certains députés, derrière Bruno Le Roux en ont profité pour proposer un amendement légalisant la procréation pour autrui (c’est-à-dire les « mères-porteuses »). Que cela soit
compatible avec la société du « tout au marché », c’est évident et d’ailleurs une partie non négligeable de la droite est ralliée à ces revendications sociétales qui concernent au premier chef
les couches supérieures de la petite bourgeoisie intellectuelle. Mais pour ce qui des questions vraiment importantes : salaires, protection sociale, retraites, lutte contre les licenciements,
le changement, ce n’est vraiment pas pour maintenant. Dans l’éducation nationale, Peillon se distingue en proposant la légalisation du cannabis, mais maintient intégralement la réforme Chatel
du lycée. On ne touchera pas à l’autonomie des Universités qui en conduit de nombreuses au bord de la faillite et à l’urgente nécessité de trouver toujours plus des débouchés «
professionnalisants », c’est-à-dire à abandonner toute prétention à un programme d’enseignement et de recherche indépendant au profit d’une soumission toujours plus étroite aux intérêts du
capital financier.


Que cache ce théâtre d’ombres ? La réalité du pouvoir et la véritable nature du parti socialiste. On peut distinguer très schématiquement trois couches dans le PS. Tout d’abord, les restes du
vieux parti socialiste, parti social-démocrate appuyé principalement sur les salariés moyens (employés et cadres). Compte-tenu de la composition sociale de l’électorat socialiste, ils devraient
être le courant dominant du PS. Mais ce n’est pas le cas. Le candidat de la « gauche » a fait un bon score de 28% - meilleur que lors du congrès de Reims, par exemple – mais la « gauche » du
PS, celle qui est au plus près des revendications sociales des électeurs socialistes, est écrasée par le poids de l’appareil qui a imposé Harlem Désir au poste de premier secrétaire. Les
leaders les plus connus de cette gauche sont bâillonnés : Hamon est au gouvernement, Montebourg est au gouvernement, Emmanuelli comme de coutume tergiverse et finit par s’incliner devant
l’appareil.


La deuxième couche est celle des élus locaux, petits et moyens. Ils sont fidèles à l’appareil – investitures obligent, mais inquiets devant la tournure des événements, car il ne fait guère de
doute que les prochaines élections locales ne seront pas favorables au PS et que nombre de petits barons devront laisser leur siège, leurs secrétaires, leurs cabinets, leur voiture de fonction
et tous ces attributs du pouvoir qui rendent l’existence si intéressante … Ils ne sont donc pas mécontents que la gauche rue dans les brancards et que leurs électeurs puissent se faire entendre
des vraies sphères dirigeantes.


La troisième couche est celle des strates dirigeantes qui comprend les socialistes déjà intégrés dans la classe capitaliste transnationale (ceux qui sont dans les institutions européennes ou à
l’OMC, par exemple), les socialistes gouvernementaux et les maires des grandes villes et présidents de régions insérées dans la globalisation capitaliste. Le président de la région Île de
France n’a ni les mêmes objectifs, ni la même vision du monde qu’un conseiller général de Haute-Vienne. Pour tous ces gens l’avenir est hors du sol national. Ils sont déjà sur une autre
planète. Dans cette planète, ils ne sont plus liés du tout aux professeurs et aux agents de la fonction publique qui votent « socialiste ». Ils sont organiquement liés à la classe dirigeante,
c’est-à-dire au capital financier. Dans une tribune de « Marianne 2 », Laurent Mauduit dresse un tableau saisissant des
apparentements terribles entre hiérarques socialistes et grandes entreprises.



« Au cœur de la machine élyséenne, il y a d’abord Emmanuel Macron qui, avec son titre de secrétaire général adjoint, supervise les questions économiques et sociales.
Ex-associé gérant de la banque Rothschild, il a été, sous le quinquennat précédent, le principal collaborateur de Jacques Attali et a assuré le secrétariat de la commission du même nom,
chargée par Nicolas Sarkozy de lui proposer de violentes mesures de déréglementation économiques et sociales. A ses heures perdues, Emmanuel Macron est aussi membre de l’association
En temps réel, un club où se côtoient quelques survivants de l’ex-Fondation Saint-Simon et des figures du capitalisme parisien, avec à sa tête Stéphane Boujnah, un ancien du
cabinet de Dominique Strauss-Kahn, aujourd’hui patron de la banque Santander France.


À l’Élysée toujours, il y a aussi le conseiller pour les médias et la communication, David Kessler, qui jusqu’en mai était le bras droit pour la presse du dirigeant français de la banque
Lazard, Matthieu Pigasse, par ailleurs propriétaire des
Inrocks et copropriétaire du
Monde. A Bercy, le mélange des genres entre intérêt général et affaires privées est tout aussi frappant. Le mandat confié par Pierre Moscovici au même Matthieu Pigasse pour le
conseiller dans le projet de création de la Banque publique d’investissement (BPI) en est une spectacu


A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé près de Rouen.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

J'ai soutenu la Motion "A Gauche pour Gagner !" à l'occasion du dernier congrès du Parti socialiste.

 

Secrétaire de la section PS de Pavilly.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr