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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 07:19

http://medias.lepost.fr/ill/2011/04/19/h-4-2470732-1303195699.jpg

Nicolas Sarkozy dans "La Reconquête" des classes populaires | Montage Le Post d'après MAXPPPP

 

 

"Le président a fini par comprendre qu'il ne pouvait pas laisser son flanc gauche découvert". Ca, c'est pour le constat politique, la raison de ce voyage à Charleville-Mézières, résumée par un proche de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro. Politiquement, après avoir abordé des thèmes qui parlaient à son "flanc droit" (au choix : immigration, insécurité, laïcité), on s'occupe du flanc gauche avec une valse en deux temps: une offensive sur le pouvoir d'achat au niveau gouvernemental avec des mesures concrètes (enfin, qui devraient l'être), le panier hebdomadaire à moins de 20 euros, la fameuse prime de 1000 euros... Et en rab, le président qui occupe le terrain.

 

Charleville-Mézières n'est pas un lieu choisi au hasard pour le président qui visitera une fonderie et fera un discours vers midi. 5 ans plus tôt, il avait lancé sa campagne de "candidat du pouvoir d'achat', avec des formules choc comme "travailler plus pour gagner plus". L'Humanité rappelle les formules qui avaient su donner l'espoir aux classes populaires, socle de son élection en 2007: "je suis venu vous dire que je n'accepte pas que la France soit un pays où l'on s'appauvrit en travaillant, parce que le travail ne paie plus assez, n'est plus assez récompensé. Ou encore "je suis venu réconcilier la France qui gagne et la France qui souffre". Avant de conclure: "je sais que vous vous êtes souvent sentis trahis. Je ne vous trahirai pas, je ne vous abandonnerai pas". 

 

Dans l'usine où a été prononcé ce discours, les salariés sont assez déçus. "Il nous a donné beaucoup d'espoirs" se souvient l'un de ceux qui avait assisté aux discours. "Je suis très amer, j'ai voté pour lui, et je suis déçu. Plutôt que de payer les chômeurs, pourquoi ne pas investir dans nos usines" résume un ouvrier de la fonderie, sur RTL. "J'espérais avoir une vie meilleure. On est toujours au même point" lâche un autre. 

 

Le président Nicolas Sarkozy sera aussi bien moins accueilli. Le maire de Charleville-Mézières a appelé au boycott, refusant de participer au "Sarkoshow", forme de prélude à la campagne électorale. Une campagne électorale qui se jouera entre les "bobos" et les "prolos", d'après son conseiller social, note RTL. Nicolas Sarkozy cherche à tout prix à séduire les "prolos".

 

 

 

Sources : L'HumanitéLe FigaroRTLlepost.fr

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A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr