Coups de gueules


Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 15:36




Voici une "compilation" de différents propos tenus par Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis :



À l'Assemblée Nationale, on lui doit entre autre :

- le 14 octobre 1988 :
« On sait que, dans un établissement scolaire, comme me l'expliquait récemment le directeur d'un établissement, sur 349 enfants, seuls 12 ne sont pas d'origine islamique à la rentrée scolaire qui vient d'intervenir. »

- le 30 mai 1989 :
« La loi Pasqua [abrogée] était un froncement de sourcils face aux clandestins et face aux pays de départ, la loi Joxe sera un clin d'oeil au tiers monde. Le cocktail de ce texte et de l'application du R.M.I. donnera un nouvel R.M.I. spécial : la remontée majorée de l'immigration. » ;

- le 21 novembre 1990 :
« Dans nos banlieues difficiles, on ne joue plus West Side Story, mais Black Beur Story, sans musique, mais avec beaucoup plus de violence. » ;

- le 14 juillet 1993,
dans Globe Hebdo, il se déclare favorable à l’amendement Marsaud qui légalisait le contrôle au faciès ; dans Le Figaro du 2 avril 1994, il se demande « si parfois on ne fait pas “trop de Veil” et “pas assez de Pasqua” ».

En 1993, M. Raoult choisit comme suppléant le maire de Montfermeil, Pierre Bernard, qui siègera à l’Assemblée nationale de 1995 à 1997. M. Bernard est un ami du milicien Paul Touvier et cette amitié n’a manifestement rien d’une simple relation personnelle. Maire de Montfermeil de 1983 à 2001, il a exprimé à mainte reprise son racisme, sa xénophobie et son intégrisme catholique. Il a été condamné le 21 novembre 2002 à 1 500 € d’amende et à 750 € de dommages et intérêts (versés au Mrap) pour diffamation raciale.


Entre autres propos du même genre :


« La vie dans la cité des Bosquets est pire qu’à Auschwitz. » (Libération, 2 août 1996) ;


« Mon avis plusieurs fois exprimé est qu’il serait temps de tirer un trait sur ce passé […] que nous ne pouvons pas encore connaître puisque aucun chercheur n’a le droit de donner une version autre que la version officielle dont une grande partie est écrite dans les actes du procès de Nuremberg. Contrevenir à ce jugement des vainqueurs contre les vaincus (Staline jugeant hitler, quelle mascarade), c’est s’exposer à la loi liberticide de monsieur Gayssot, qui a déjà fait assez de victimes. » (La Gerbe, journal municipal, novembre 1997) ;


« Plus de démocratie, le pouvoir est dans la rue. C’est la démocratie qui s’impose par le vol, la casse, la violence, magnifique orchestration par la Nouvelle Idéologie Dominante (regroupement de la gauche battue et revancharde) qui provoque l’Agitation servie par une habile propagande et une Organisation très au point. Agitation-Propagande-Organisation, schéma type de la guerre révolutionnaire qui est actuellement imposée aux Français. » (La Gerbe, avril 1994)


« La France est devenue Carthage, car au fond d’officines obscures mais efficientes, le mot d’ordre est lancé : “Delenda est Carthago”, il faut détruire la France. Qui ? Pourquoi ? En 1789, le même mot d’ordre avait été donné à partir des salons orléanistes et des lupanars du Palais-Royal, qui recevaient tous deux leurs consignes des loges maçonniques. Les mêmes gens, avec les mêmes moyens, engendrent les mêmes effets : la prévarication révolutionnaire est devenue maire de la corruption républicaine. […] Ce sont des termites, des vers, des annélides visqueuses [sic], qui rongent les racines de l’arbre de Saint Louis. » (La Gerbe, février 1995).


Candidat aux élections législatives de 1986, M. Raoult diffuse un tract où l'on peut lire ceci : « Notre pays à nous, ce n'est pas Tjibaou, Françoise Sagan, Harlem Désir ou Krasucki. C'est la France immortelle qui derrière Jeanne d'Arc, Charles Martel, Napoléon et de Gaulle a fait de notre pays une nation éternelle, admirée partout dans le monde. » (Le Canard enchaîné, 31 mai 1995).



Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Coups de gueules - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 12:00


Quand on lui demande pourquoi il n'a pas parlé du dérapage du ministre sur TF1, le journaliste répond: "Cette affaire n'a pas existé." (voir à partir de 4mn).

Jean-Pierre Pernaut serait de droite ? sans déconner ! je vous invite à regarder le site Backchich avec "L'abus de Pernaut nuit gravement à l'objectivité" si vous en doutez encore !

Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Coups de gueules - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /2009 14:00

Sarkozy avait déclaré lors d'un discourt sur la réforme de l'Etat et de l'administration territoriale, à Cahors le 8 avril 2008, vouloir ramener le nombre de fonctionnaire à celui de 1991. Affirmant qu'il n'avait pas le souvenir d'une France totalement désorganisée dans ses services publics.

Petit remarque à notre chère cher président, par rapport à 1991, il y a 7 milions de français en plus. Combien d'écoles, d'hôpitaux, de commissariats, de crêches, de bureaux de poste et autres services de l'Etat verront leur effectifs ramenés à ceux de 1991 alors que nous sommes environ 10 % d'usagers en plus.

Comment fonctionneront ils ?






Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Coups de gueules - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 13:52


Xavier Bertand, le ministre du Travail veut s’attaquer aux annuités accordées aux salariées qui ont des enfants. Au nom de "l’égalité" avec les hommes !

La nouvelle, annoncée en pleine trêve estivale, a suscité un tollé. En effet, les mères risquent de faire les frais d’une réforme du calcul de leurs droits à la retraite. La surprise est surtout venue de la hâte affichée par le gouvernement.

Le gouvernement envisage ainsi d’introduire la "réforme des avantages accordés aux mères en matière de retraite" dans le projet de budget 2010 de la Sécurité sociale (PLFSS).

Depuis 1971, les femmes mères de famille et salariées dans le secteur privé peuvent se prévaloir du dispositif de majoration de durée d’assurance. C’est à ce système conçu pour compenser les inégalités entre hommes et femmes au travail et face à la retraite que le gouvernement veut s’attaquer.

Jusqu’à aujourd’hui, une mère peut valider huit trimestres de retraite par enfant élevé avant seize ans et elle n’est pas obligée d’avoir arrêté son activité pour prétendre à ce qui est indûment appelé "avantage familial".

Il y a quelques années, sous couvert, déjà, d’égalité entre les hommes et les femmes, la droite avait bouleversé le système dans la fonction publique en raccourcissant la bonification pour la retraite (passée de deux ans à six mois) afin de l’offrir aux pères comme aux mères.

Puis, l’hiver dernier, c’est encore au prétexte de la lutte contre les discriminations que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) et ensuite la Cour de cassation ont accordé à un père ayant élevé ses enfants le bénéfice des majorations de durée d’assurance.

"Il y a une insécurité juridique qui nous oblige à légiférer rapidement", dit-t-on au ministère du Travail. Le gouvernement s’engouffre aujourd’hui dans la brèche pour s’attaquer aux retraites des mères de famille, dans un contexte de "remise à plat" future du régime général.

Alors que les pensions accordées aux femmes sont inférieures de moitié à celles accordées aux hommes et que, faute d’être parvenue à valider un nombre suffisant de trimestres pour prétendre à une retraite à taux plein, plus d’une femme sur deux ayant pris sa retraite ces dernières années a vu sa pension du régime général portée au minimum contributif, la piste qui semble aujourd’hui privilégier par le gouvernement consisterait à partager les bonifications pour les retraites entre l’homme et la femme. Vive l’égalité et vive le partage ?

Demain, les femmes pourraient voir ramener à un an par enfant au lieu de deux leurs annuités supplémentaires, et verraient ainsi leur retraite diminuer.

Le "plus simple" serait évidemment de donner les mêmes avantages à tout le monde mais le gouvernement ne souhaite vivsiblement pas s'en donner les moyens.


source : http://www.humanite.fr


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Coups de gueules - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 00:30


L’été caniculaire de 2003, tout le monde s’en souvient, notamment car celui-ci avait révélé des manques et provoqué des drames.

La main sur le coeur, le gouvernement de l'époque (Raffarin) avait promis dispositifs et moyens notamment en nous suprimant un jour férié.

Pour cet été 2009, les plus hautes autorités ont indiqué que les dispositifs étaient reconduits. Quant aux moyens, ce sont des associations qui oeuvrent auprès des personnes âgées qui en ont parlé : le gouvernement a décidé d’appliquer un nouveau mode de calcul pour l’attribution des dotations aux établissements.

Conséquences directes, les financements promis en 2003 sont revus à la baisse et plusieurs centaines d’établissements désormais considérés comme surdotés risquent de devoir licencier du personnel ! Ce revirement est scandaleux.

Mais les promesses oubliées, nous y sommes habitués. Ce qui est plus choquant encore, c’est que les 11 milliards d’euros qu’a rapporté la “journée de solidarité” à l’égard des aînés depuis sa création, n’ont pas été dépensés en totalité !



source : http://christophebouillon.fr



Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Coups de gueules - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

  • hern
  • : Arnaud Mouillard, 29 ans, Blacqueville (seine-maritime), moniteur éducateur auprès de personnes handicapées. Je suis un blogueur de gauche sans parti.
  • Retour à la page d'accueil

Commentaires

Rechercher

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés