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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 08:00




Le texte relatif à "l'autorité parentale et aux droits des tiers" est actuellement soumis au Conseil d'Etat. Cet avant-projet de loi sur les droits des beaux-parents inclut les familles homoparentales, ce qui a suscité de vives critiques de la part de Christine Boutin, la ministre du logement.
Madame Boutin qui avait déja bataillé avec ferveur contre le PACS (pacte civil de solidarité) il y a dix ans à l'Assemblée national où elle n'hésita pas à brandir la Bible (le réglement de l'Assemblée Nationale selon elle), vient de lancer une offensive contre le projet de statut des beaux-parents en disant : "Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée".
La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano critique (justement) sa "camarade" de l'UMP en disant qu'elle a "une posture passéiste et idéologique".



A titre personnel je suis tout à fait pour l’homoparentalité.

J’en ai marre d’entendre à chaque fois le même argument de la part de certains politiques de Droite comme Christine Boutin contre l'homoparentalité (et le droit des personnes homosexuelles en général), à savoir grosso modo : "Un enfant a besoin d'un père et une mère. Non de deux pères ou de deux mères. Un point c'est tout."

Pourtant ce n’est pas la cas pour un enfant vivant avec un de ces parent et une personne qui n’est pas son "vrai" père ou mère. Idem pour les parents célibataires qui vivent seul, l’enfant n’a pas de papa ou de maman sous le même toit.

En France, un célibataire a le droit d'adopter, faudrait-il interdire ce droit car il n’y a pas de deuxième parent ?

Les personnes homosexuelles sont comme tout le monde, elles travaillent, payent des impôts, votent, sont élus, mis à part qu’elles tombent amoureuses de personnes du même sexe.

De plus, dans leur entourage, les homosexuelles, hommes ou femmes, ont de la famille du sexe opposé, parents, frère, sœurs ou bien des amis avec qui l'enfant aura des liens, ainsi celui-ci n'aura pas uniquement des personnes du même sexe comme repère.

Alors pourquoi les personnes homosexuelles n’auraient pas le droit à d'avoir les mêmes statut que les autres beaux parents ?

Ah oui, l’enfant a besoin d’un père et d’une mère…



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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 07:00


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La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour avoir refusé d’accorder un agrément en vue d’adoption à Emmanuelle B., candidate homosexuelle à l'adoption
L’arrêt rendu par le 22 janvier dernier, a une autorité toute particulière. La France se trouve ainsi condamnée par un arrêt de "Grande chambre", c’est-à-dire en dernier recours, concernant une question sociale importante, la filiation adoptive dans le contexte de l’homosexualité. Ainsi pour la cour européenne, l’adoption est une affaire de qualité parentale, pas d’orientation sexuelle.



Mon avis :

Je suis tout à fait pour l’adoption d'enfant par des personnes homosexuelles.

J’en ai marre d’entendre à chaque fois le même argument de la part de certains politiques (plutôt de Droite) contre l’adoption d’enfants par des couples du même sexe, à savoir : "Un enfant à besoin d’un père et d’une mère".

Pourtant ce n’est pas la cas pour le parent vivant avec une personne qui n’est pas le parent de l’enfant.
Idem pour les parents célibataires qui vivent seul, l’enfant n’a pas de papa ou de maman sous le même toit.

En France, un célibataire a le droit d'adopter, faudrait il interdire ce droit car il n’y a pas de deuxième parents ?

Etant éducateur et ayant travaillé dans la protection de l’enfance, c’est malheureux à dire, mais dans certaines situations il vaudrait mieux que l’enfant ne voit plus son père, sa mère ou bien les deux plutôt que d’être mis en danger ou bien carencés.

Les personnes homosexuelles sont comme tout le monde, elles travaillent, payent des impôts, votent, sont élus, mis à part qu’elles tombent amoureuses de personnes du même sexe.
De plus, dans leur entourage, les homosexuelles, hommes ou femmes, ont de la famille du sexe opposé, parents, frère, sœurs ou bien des amis avec qui l'enfant aura des liens, ainsi celui-ci n'aura pas uniquement des personnes du même sexe comme repère.

Alors pourquoi les homosexuelles n’auraient pas le droit d’adopter des enfants ?

Ah oui, l’enfant a besoin d’un père et d’une mère…


Liens : http://www.liberation.fr http://lesactualitesdudroit.blog.20minutes.fr


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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 16:19



D’après l’article trouvé sur le site http://www.20minutes.fr 

La cour d'appel d'Amiens a prononcé l'adoption simple d'un garçonnet de deux ans et demi par la compagne de sa mère biologique, confirmant ainsi la décision prise en première instance, a annoncé l'avocate du couple, Me Hélène Devismes-Gras. Selon elle, ce serait «la première fois» qu'une cour d'appel confirme une telle adoption.
 

Avec cette décision, la mère biologique de l'enfant perd son autorité parentale et les deux femmes vont devoir désormais engager une procédure devant le tribunal de grande instance pour «obtenir le partage de l'autorité parentale entre les deux», a précisé Me Devismes-Gras. «Elles sont très contentes, elles n'y croyaient pas», a déclaré leur avocate, après les avoir informées par téléphone de la décision de la cour. 

Les deux femmes, des fonctionnaires qui résident dans la Somme et se sont pacsées en 2001, élèvent ensemble l'enfant depuis sa naissance, en 2004. Le petit garçon est né d'une insémination artificielle pratiquée en Belgique. «C'est un projet qu'elles ont porté à deux, c'est l'aboutissement de leur histoire», a souligné leur avocate.

En première instance, le tribunal avait ainsi estimé que les deux femmes «partagent avec (l'enfant) une vie de famille épanouie» et que leur relation «est stable depuis une dizaine d'années et fondée sur une complémentarité et un respect de leur rôle auprès de l'enfant».
 
L'adoption simple permettrait à la compagne de «continuer à tenir le rôle éducatif qu'elle a toujours eu» auprès du petit garçon, «en cas de survenance d'un événement privant la mère d'exprimer sa volonté», avait-il souligné.


Mon avis :

Je suis tout à fait pour l’adoption des couples homosexuelles et j’approuve cette décision de la cour d’appel d’Amiens.

J’en ai marre d’entendre à chaque fois le même argument de la part de certains politiques (plutôt de Droite)  contre l’adoption d’enfants par des couples du même sexe, à savoir : « Un enfant à besoin d’un père et d’une mère ».

Pourtant ce n’est pas la cas pour le parent vivant avec une personne qui n’est pas le parent de l’enfant. Idem pour les parents célibataires qui vivent seul, l’enfant n’a pas de papa ou de maman sous le même toit.

En France, un célibataire a le droit d'adopter, faudrait il interdire ce droit car il n’y a pas de deuxième parents ?


Etant éducateur et ayant travaillé dans la protection de l’enfance, c’est malheureux à dire, mais dans certaines situations il vaudrait mieux que l’enfant ne voit plus son père, sa mère ou bien les deux plutôt que d’être mis en danger ou bien carencés ce qui risque de provoquer des séquelles dans sa vie d’adulte.

Les personnes homosexuelles sont comme tout le monde, elles travaillent, payent des impôts, votent, sont élus, bref sont comme monsieur ou madame tout le monde, mis à part qu’elles tombent amoureuses de personnes du même sexe.

Alors pourquoi n’auraient elles pas le droit d’adopter des enfants ?

Ah oui, l’enfant a besoin d’un père et d’une mère…

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 15:55

Article de Laurent Mouloud paru dans l'Humanité


Le député UMP qui juge l’homosexualité « inférieure » a été condamné en appel.


La cour d’appel de Douai (Nord) a confirmé la condamnation du député UMP du Nord, Christian Vanneste, à 3 000 euros d’amende pour « injure envers les homosexuels » et à 500 euros supplémentaires de dommages et intérêts aux trois associations plaignantes (SOS-Homophobie, Act Up Paris et le Syndicat national des entreprises gays). Le député devra aussi publier un extrait du jugement dans la Voix du Nord, l’Express et le Monde.

L’affaire remonte à deux ans. Lors du vote de la loi du 30 décembre 2004 réprimant les injures et discriminations homophobes, Christian Vanneste avait donné une interview à la presse régionale. Il y affirmait que l’homosexualité était « inférieure à l’hétérosexualité ». « Si on la poussait à l’universel, ajoutait-il, ce serait dangereux pour l’humanité. » Pour se défendre, ce professeur de philosophie a invoqué devant le tribunal « la problématique de Kant ». En gros : « Un comportement universalisé est meilleur qu’un comportement qui ne peut être universalisé... » Il n’a pas convaincu les juges.

Les associations de lutte contre l’homophobie se sont félicitées de l’arrêt de la cour d’appel. Et réclament la tête du député. « Nicolas Sarkozy a jugé les propos de Christian Vanneste d’"inadmissibles" et "intolérables", mais continue de les admettre et de les tolérer en refusant de l’exclure, comme il s’était engagé à le faire en cas de récidive », s’agace SOS-Homophobie.

Car récidiviste, l’insultant Vanneste l’est assurément. Il y a quelques semaines, le député déclarait à Nordik, une publication gay régionale : « Il est vrai qu’un type de comportement qui ne permet pas d’engendrer la vie est un comportement nocif pour l’humanité. » Christian Vanneste est toujours le candidat officiel de l’UMP aux législatives dans la 10e circonscription du Nord.



Articles  précédents sur Christian Vanneste : http://hern.over-blog.com/article-3367893.html & http://hern.over-blog.com/article-1686234.html

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 07:46



Lorsqu’on est condamné par une loi et que l'on est Député, il semble logique pour certains élus de vouloir changer la loi à leur profit. C’est ce que tente de faire Christian Vanneste qui vient de déposer une proposition de loi visant à abroger certaines dispositions de la loi contre les propos homophobes qui l’a récemment sanctionné.


Le fameux député UMP qui fut condamné par le tribunal correctionnel de Lilles pour injures homophobes (voir http://hern.over-blog.com/article-1686234.html) et qui n’a toujours pas était sanctionné par Nicolas Sarkozy, le Président de l’UMP,  a décidé de faire une proposition de loi (co-signé par une vingtaine de députés UMP) qui a été déposée à l'Assemblée nationale le 6 juillet, et qui vise à modifiercertaines dispositions introduites par la loi portant création de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité).

Le Député et Professeur de philosophie, propose ainsi qu’il "doit être possible dans le cadre d'un débat démocratique respectueux des croyances religieuses" qu'un "chrétien, un juif et un musulman puissent faire valoir l'infériorité morale des comportements homosexuels par rapport à ceux qui fondent le mariage entre un homme et une femme " (...) "Il est, en effet, légitime que ceux qui se réclament de la Bible puissent adhérer au principe énoncé dans le Lévitique: "Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination", poursuit sa proposition de loi.



M. Vanneste ne comprend-t-il donc pas que la France est un pays laïque ? L’argument religieux est ici utilisé pour proposer une loi, est-ce constitutionnel ?

Le fait que M. Sarkozy ne sanctionne pas ce député UMP est vraiment surprenant.
La "France d'après" dont rêve Sarkozy s'il devient Président de la République en 2007, ne risque pas de faire évoluer les mœurs et les revendications des citoyens homosexuels risquent pas être entendues de si tôt s'il devient chef de l'Etat.


 

Proposition de loi de Christian Vanneste : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3259.asp

Merci à la Chroniqueuse de m'avoir inspiré ce post : http://meschroniques.over-blog.com/article-3346203.html

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 18:19



La Journée mondiale de lutte contre l’homophobie est organisée chaque année le 17 mai depuis 2005, car c'est le 17 mai 1990 que l'Organisation Mondiale de la Santé a supprimé l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

Ainsi, après la femme (8 mars), le souvenir de la déportation (24 avril), l'Europe (9 mai), l'esclavage (10 mai) puis plus tard la lutte contre le tabac (31 mai), la Journée contre l'homophobie a donc lieu le 17 mai et fait donc partie des 12 journées officiellement inscrites dans le calendrier français.

A l’occasion de celle-ci, le sénateur socialiste robert Badinter, ancien Garde des Sceaux, a appelé à "l'abolition universelle du crime et du délit d'homosexualité" au cours d'une conférence de presse organisée à l'assemblée nationale à cette occasion.

Sur les 189 Etats des Nations unies, 74 pénalisaient encore l'homosexualité.
La peine peut aller jusqu'à la peine de mort dans 9 Etats. Elle est de 10 ans de prison et plus dans 24 Etats, et de 1 à 10 ans dans 41 Etats. "C'est la forme la plus abominable de la discrimination. La première des croisades devrait être celle de l'abolition universelle du crime ou du délit d'homosexualité. Ce n'est pas trop demander en 2006!", s'est exclamé l’ancien ministre de François Mitterrand, artisan de l'abolition de la peine de mort en France en 1981.


Rappelons nous récemment en France,
cet personne homosexuel, brûlé vif en janvier 2004, pour simple motif d’être homo.

Quels sont les principales formes d'homophobie en France ?


Dans Le Monde, Daniel Borrillo (juriste et maître de conférences à l'université Paris-X-Nanterre) :
"Il y a trois grandes formes d'homophobie : une homophobie religieuse, qui provient de trois grandes formes de monothéisme, l'islam, le judaïsme et le catholicisme ; une homophobie clinique, qui consiste à considérer l'homosexualité comme un problème de développement psychique de l'enfant ; et une homophobie libérale, qui consiste à tolérer les homosexuels, mais exclusivement dans l'espace privé. C'est la tolérance de l'homosexualité dans le placard..."

Lien : http://www.sos-homophobie.org/

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 18:40



Publié dans l'Humanité du 2 février 2006



Le 24 février, dans un arrêt, la Cour de cassation reconnaît les mêmes droits et devoirs à une mère «biologique» et à sa compagne. Ainsi,dans cette arrêt qui fera jurisprudence, la haute juridiction autorise pour la première fois un couple de femmes homosexuelles à exercer en commun l'autorité parentale sur les petites deux filles qu'elles élèvent ensemble depuis leur naissance.


La Cour a déclaré : "Le Code civil ne s'oppose pas à ce qu'une mère seule titulaire de l'autorité parentale en délègue tout ou partie à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant". De ce faite, cette décision rapproche le statut des couples homosexuels ayant à charge des enfants, de ceux des couples hétérosexuels dans la même situation.


Beaucoup de parents homosexuels qui se sont engagés dans des procédures attendaient cet arrêt pour savoir si leur dossier pourrait un jour aboutir. En confirmant la décision de la cour d'appel d'Angers, la première chambre civile de la Cour de cassation, présidée par Jean-Pierre Ancel, leur donne de bonnes raisons d'espérer.


Cette jurisprudence inattendue, arrive à quelques jours de l'annonce par le gouvernement de la réforme à venir du Pacte Civil de Solidarité (PACS). Elle va permettre de relancer le débat sur la parentalité de deux personnes du même sexe, qui reste une des cause du refus du Gouvernement à autoriser l'ouverture aux personnes homosexuelles le droit au mariage civil afin d’avoir les même droit que les personnes hétérosexuels.


Ainsi, environ 100.000 personnes qui élèvent avec leur conjoint, un ou plusieurs enfants dont ils ne sont pas les parents biologique peuvent espérer avoir un avis favorable à l’exercice en commun l'autorité parentale sur les enfants qu’ils élèvent.


Néanmoins, la Cour admet seulement qu’un parent puisse donner tout ou partie de son autorité à celui ou celle avec qui il ou elle vit. Pour autant, selon le juge pour enfant J-P Rosenczveig ce ne sont pas deux autorités parentales pleines et entières qui sont reconnues, mais une autorité parentale divisée en deux ou totalement transférée ! Le parent concède une partie de ses droits, mais d’aucune manière la Cour de Cassation reconnaît que le parent non biologique soit parent juridique.


Le texte de loi qui permet, depuis 2002, à un parent de "déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance" a été voté à l’initiative de Ségolène Royal alors ministre de la famille.


Liens :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-745161@51-745098,0.html ; http://mavitresurlemonde.hautetfort.com/archive/2006/02/24/la-cour-de-cassation-reconnait-la-parentalite-homosexuelle.html
 ; http://coeur-a-gauche.forumactif.com/viewtopic.forum?t=1115

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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 17:46

Dans l’édition du 23 janvier de Paris Normandie, j’ai pu constater que la discrimination au sujet des personnes homosexuelles continue, en effet, quand le maire de Dieppe, M.Leveau dit « Je ne célébrerai jamais une union homosexuelle » ou bien M.Meyer, maire de Sotteville-sous-Le-Val dit « Un enfant à besoin dans son développement d’un père et d’une mère », c’est le triste constat que fait.


Concernant les propos de M.Meyer, comme un enfant a besoin d’un père et d’une mère, et bien que faire des famille mono-parental ? Le père ou la mère vivant avec une autre personne qui n’est pas le parent de l’enfant, faut il donc interdire la séparation des parents ?
En France, un célibataire a le droit d'adopter, donc M.Meyer voudriez vous interdire ce droit car il n’y a pas de deuxième parents ?
Plus sérieusement, c’est toujours le même argument que l’on entend : l’enfant à besoin d’un père et d’une mère.

Etant éducateur et ayant travaillé dans la protection de l’enfance, c’est peut être malheureux à dire, mais dans certaines situations il vaudrait mieux que l’enfant ne voit plus son père, sa mère ou bien les deux plutôt que d’être mis en danger ou bien carencés ce qui risque de provoquer des séquelles dans sa vie d’adulte.


Mais revenons au sujet principal, ainsi, selon vous, mesdames et messieurs les maires du collectif « maires pour l’enfance », les « homo » ne devraient donc jamais avoir le droit de se marier et d’adopter des enfants, mais que dites vous ou que direz vous à vos enfants ou petits enfants pour argumenter vos positions conservatrice ? Que les personnes homosexuelles sont différentes de nous (les hétéro) et donc qu’elles n’ont pas les mêmes droits, ce qui peut laisser à penser qu’elles sont des « sous-personnes ».

 
Observons les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada et dernièrement la Grande-Bretagne pour leur tolérance et leur ouverture concernant les unions entre personnes du même sexe.
La France est encore bien loin d’offrir cette possibilité à tous ses citoyens, cela en grande partie à cause du conservatisme de certains politiques vis-à-vis des personnes homosexuelles. Mais pourquoi ? Refuser le mariage aux personnes homosexuelles, c’est définir le mariage comme un sacrement religieux. Car le problème est bien là pour certains élus. Le mariage en tant que contrat entre un homme et une femme est une idée purement religieuse. Si ce n’est pas le cas d’une religion, un Etat ou un gouvernement a quant à lui le devoir de s’adapter en fonction de l’évolution de la société.


Mesdames et Messieurs les maires, si je puis me permettre, cessez de vivre avec une conception d’un idéal d’une autre époque notamment dictée (pas toujours je vous l’accorde) par des convictions religieuses qui sont totalement intolérante envers les personnes homosexuelles.
On peut se demander à quelle époque nous vivons, car l’intolérance et le refus de voir l’évolution des questions de société ne la fera pas évoluer et ce, entre autre à cause de votre conservatisme mesdames et messieurs les élus.


M.Leveau, vous qui critiquez la célébration du premier mariage « gai » célébré en juin 2004 par Noël Mamère, le députés-maire de Bègles, attention à vous lorsque le mariage entre personnes du même sexe sera autorisé (ce qui sera le cas d’ici quelques mois ou quelques années je n’en doute pas), car si vous refusez de le faire vous serez alors hors la loi.
Je ne suis pas un donneur de leçon et je ne dicte pas non plus la « bonne parole » mais ce que je peut vous dire mesdames et messieurs membres de ce collectif, c’est que les personnes homosexuelles sont comme vous et moi, elles travaillent, payent des impôts, votent, sont élus, bref sont comme monsieur ou madame tout le monde, mis à part qu’elles tombent amoureuses de personnes du même sexe.


Cela nuira-t-il à nos enfants et petits enfants que les personnes homosexuelles puissent se marier ou bien adopter des enfants ?
Je ne pense pas.

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 21:48

Le député UMP du Nord Christian Vanneste a donc été condamné à 3000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Lille qui le jugeait pour "injure envers les homosexuels". Il devra également  verser à chacune des associations qui avaient porté plainte contre lui (Act up Paris, SOS Homophobie et le Syndicat national des entreprises gaies (Sneg)) 2000 euros de dommages et intérêts, auxquels s'ajoutent 1000 euros pour le remboursement des frais engagés. Enfin, un extrait du jugement devra être publié dans la Voix du Nord, L'Express et Le Monde. Lors de l'audience du 13 décembre 2005, le procureur de la République avait réclamé l'application de la loi. Les associations, qui avaient réclamé 7500 euros de dommages et intérêts, se sont dites satisfaites du verdict d'aujourd'hui.

L'affaire est née de la vive opposition de M.Vanneste à la loi du 30 décembre 2004, réprimant les injures et discriminations homophobes au même titre que les injures et discriminations racistes ou sexistes. Christian Vanneste avait justifié sa position dans deux interviews, déclarant notamment dans la Voix du Nord: "Je n'ai pas dit que l'homosexualité était dangereuse. J'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité". Propos qu'il n'a pas complètement assumés devant le tribunal, puisqu'il a assuré n'avoir "jamais parlé d'infériorité des homosexuels", mais "d'infériorité morale et sociale du comportement homosexuel par rapport au comportement hétérosexuel qui conduit au mariage et à la procréation".

Le Conseiller régional UMP d'île de France, Jean-Luc Romero qui ne cache pas son homosexualité, s'est réjoui de cette condamnation et a demandé à son parti de sanctionner le député pour ses propos.

Cette condamnation constitue une première jurisprudence sur l’application de la loi du 30 décembre 2004 dont la conformité à l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme est reconnue, malgré les tentatives de Christian Vanneste de soutenir le contraire. Elle rejoint la récente résolution du Parlement Européen, adoptée le 18 janvier 2006, qui condamne fermement et sans nuance l’homophobie. Les conditions d’exercice de la liberté d’expression et ses limites sont désormais clairement définies par des juges indépendants des pouvoirs publics, c’est une grande victoire contre l’homophobie.

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 22:29



Le député UMP, Christian Vanneste, poursuivi pour avoir présenté l'homosexualité comme "une menace pour l'humanité", a défendu ses propos le 13 décembre à l'audience, tout en affirmant ne pas être homophobe : "je n'incrimine pas les personnes, je conteste le comportement". Le jugement a été mis en délibéré au 24 janvier.

"Je n'ai jamais parlé d'infériorité des homosexuels, je n'ai parlé que d'infériorité morale et sociale du comportement homosexuel par rapport au comportement hétérosexuel, qui conduit au mariage et à la procréation", a-t-il répété à l'audience. La défense du député se base sur une distinction qu'il a résumée ainsi : "je n'incrimine pas les personnes, je conteste le comportement". "Je suis le premier à dire qu'il faut protéger les homosexuels contre les discriminations. Mais comme toutes les personnes !", a-t-il affirmé. "J'ai aussi le droit d'avoir une opinion sur ce débat philosophique (...) L'homosexualité n'est pas innée, mais acquise, souvent à l'époque de l'adolescence", a poursuivi Christian Vanneste, estimant que "si l'homosexualité est acquise elle peut aussi être rééduquée".

M.Vanneste avait affirmé dans la «Voix du Nord» le 26 janvier 2005 que "l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité (...)". A l’époque, Nicolas Sarkozy avait jugé ces propos "inadmissibles" et "intolérables" mais continue de les admettre et de les tolérer en refusant d¹exclure Christian Vanneste de l’UMP comme il s’était engagé à le faire en cas de récidive or il y a eu récidive.
Le substitut, Laurent de Caigny, a requis l'application de la loi du 30 décembre 2004 qui réprime de la même manière discriminations raciales, xénophobes ou sexistes.

C'est la première fois qu'un homme politique est poursuivi dans le cadre de la loi du 30 décembre 2004 sur les propos discriminatoires.
M.Vanneste encourt une peine de six mois de prison et une amende de 22.500 euros.

S’il n'aime pas les homosexuelles, M.Vanneste semble, en revanche, apprécier la colonisation. En effet, il est un des artisans de l'amendement sur la loi du 23 février 2005 concernant ses bienfaits. En juin 2004, lors de sa toute première présentation à l'Assemblée nationale, le député du Nord a eu la charge de le présenter. Il est entre autre l’auteur du fameux article 4 si controversé en ce moment : «les programmes scolaires devront faire connaître à tous les jeunes Français le rôle positif que la France a joué outre-mer(…)».

Ces paroles de M.Vanneste doivent être combattus parce qu’elles inspirent et légitiment les discriminations envers les personnes homosexuelles.

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A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé près de Rouen.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

J'ai soutenu la Motion "A Gauche pour Gagner !" à l'occasion du dernier congrès du Parti socialiste.

 

Secrétaire de la section PS de Pavilly.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr