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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 09:00
Article de Agoracampus sur Agoravox.fr


Avec la mise en place par Valérie Pécresse du nouveau mode de calcul des bourses d’enseignement supérieur, 3 000 étudiants handicapés voient leurs ressources potentiellement diminuer. Le point sur la réforme et les réactions d’Éric Chenut, président de l’association Droit au savoir et de Jean-Baptiste Prévost, président de l’Unef.

La suppression du critère "handicap"

La mise en place des nouveaux critères d’attribution des bourses d’enseignement supérieur voulu par Valérie Pécresse pour « simplifier » le système supprime le critère handicap qui permettait jusqu’à présent aux étudiants concernés de bénéficier de 2 à 4 points de charges supplémentaires. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche justifiait sa position par l’élargissement de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux étudiants de plus de 18 ans (elle était auparavant réservée aux plus de 21 ans).

Le compte n’y est pas !

Mais pour Eric Chenut, président de l’association Droit au Savoir, le compte n’y est pas : « Pour les étudiants de plus de 21 ans, cette prestation de compensation du handicap existe depuis 2006, elle était cumulable avec les bourses car justement, elle ne couvrait pas l’intégralité des dépenses liées au handicap. De plus, elle est versée par les départements, ce qui induit un risque d’inégalité de prise en charge ». Jean-Baptiste Prévost, président de l’UNEF, juge « mesquine » l’attitude du ministère : "Le fait d’instaurer une compensation qui n’est pas automatique, et d’en exclure les étudiants handicapés, est une façon de faire des économies de bouts de chandelles",

La réaction du ministère

Mardi, Valérie Pécresse a publié un communiqué dans lequel elle s’engage à ce que la situation des boursiers handicapés lésés par la réforme du système soit examinée afin que leur bourse soit rétablie. Chaque étudiant doit faire sa demande de réexamen individuellement. L’association Droit au Savoir appelle chaque étudiant lésé à prendre contact avec elle afin d’être accompagné dans sa démarche.

Droit au savoir

Droit au Savoir est un collectif inter associatif regroupant 33 associations représentatives, tous handicaps confondus. Son objectif est de promouvoir et soutenir la scolarisation au-delà de 16 ans, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap. Sur le site internet de Droit au savoir, les étudiants handicapés peuvent télécharger une lettre-type de recours au format pdf.

La PCH

C’est une aide individuelle qui s’élève en moyenne à 1300 euros par mois. Elle est calculée par les Maisons départementales des personnels handicapées (MDPH) selon les spécificités du handicap et des besoins de l’étudiant. Tous les renseignements sont disponibles auprès des CROUS.

Pour plus d’infos sur les bourses et aides asociales destinées aux étudiants, consultez les rubriques budget, logement et études sur Agoracampus

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 08:30

Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures, mardi matin, en ouverture de la Conférence nationale du handicap, l’Association des Paralysés de France (APF) raille la «condescendance» du chef de l’Etat. «D’après Nicolas Sarkozy, côtoyer une personne en situation de handicap est une chance car les personnes handicapées sont généreuses, consciencieuses et joyeuses! D’après l’APF, les personnes en situation de handicap sont d’abord des personnes, avec défauts et qualités, ni sous-hommes, ni surhommes!», indique ainsi l’association dans un communiqué.


Un Smic pour ceux qui ne peuvent pas travailler


L’APF déplore également qu’aucune mesure concrète n’ait été proposée en matière de vie à domicile, de scolarisation et d’accessibilité alors que l’association demande le «financement intégral par la solidarité nationale de toutes les dépenses liées aux conséquences du handicap». Quant à la réforme de l’Allocation adulte handicapé (AAH), l’APF la juge insuffisante et réclame «la création d’un revenu d’existence égal au SMIC brut pour les personnes en situation de handicap ne pouvant pas ou plus travailler

Même combat pour le collectif «Ni pauvre, ni soumis», auquel appartient l’APF. «Le président de la République n’a, à l’évidence, ni entendu ni compris les 35.000 personnes venues manifester à Paris le 29 mars dernier, souligne le collectif dans un communiqué. Parler d’AAH seulement, c’est exclure d’un discours toutes les personnes bénéficiaires de pensions d’invalide et de rentes accident du travail.» Et le collectif de rappeler que le pacte inter-associatif, signé par près de 100 organisations, demande la revalorisation de 5% de toutes les allocations et pensions et pas seulement l’AAH.


Plus de moyens humains


Quant à la prise en charge du handicap lourd, qui nécessite souvent une hospitalisation, la Fondation Ellen Poidatz, qui accueille des personnes lourdement handicapées âgées de 18 mois à 25 ans, en Seine-et-Marne, juge qu’en promettant la création de 50.000 nouvelles places d’accueil d’ici à cinq ans, Nicolas Sarkozy va dans la bonne direction. «Nous fonctionnons en année scolaire, ce qui signifie qu’une famille orientée vers notre fondation au cours de l’année ne pourra voir son enfant accueilli qu’à la rentrée suivante, souligne son directeur, Michel Watier. Il y a donc un besoin. Mais encore faut-il savoir à quoi seront destinées ces 50.000 places!» Et de préciser: «il faut médicaliser les institutions et assurer plus d’aides-soignants et d’éducateurs afin d’avoir une approche qui ne soit pas que médicale du handicap mais également sociale. Il faut également prendre en charge les enfants handicapés plus tôt: les institutions les acceptent souvent à partir de 6 ans, ce qui compromet l’activité professionnelle des parents

Information trouvée sur :
http://infoforme.over-blog.net/article-20348732.html
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 22:28




Le 22 avril 1988 naissait le GEIST (Groupement d'Etude pour l'Insertion Sociale des Trisomiques) et DIM (Déficients Intellectuels Modérés) de Cany-Barville en seine-maritime. Six mois plus tard, son centre de soins pour enfants handicapés voyait le jour et en 1997 un SESSAD (Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile) était agrée.

 

Crée par l'actuelle présidente, Marie-Pierre Vaslin, directrice de l’école maternelle de Cany-Barville, Michel Racine et Aline et Serge Carpentier parents d’enfants porteurs de trisomie 21, l’association (loi 1901) qui fête ces 20 ans a pour but de contribuer à l’insertion sociale de jeunes porteurs de trisomie 21 et déficients intellectuels modérés de 0 à 20 ans sur la zone rurale du Pays de Caux en proposant une éducation précoce, un soutien parental, des activités socioculturelles et sportives ainsi qu’un soutien à l’intégration scolaire.

L’association favorise la scolarisation des enfants en milieu ordinaire par l´apport de soins appropriés par une équipe pluridisciplinaire, à travers la gestion SESSAD d´une capacité d´accueil de 52 places, à Cany-Barville et Bolbec. Le SESSAD qui est agréé depuis le 30 avril 1997 et financé depuis 2001 permet l’éducation précoce et l’intégration scolaire des enfants, le développement de leur autonomie et, à terme, leur intégration sociale et professionnelle.

Le GEIST et DIM propose également des activités socio-culturelles et sportives pour les jeunes et travaille en ce sens avec la commune de Cany-Barville (tickets sports, intégration dans les centres de loisirs…).

Deux animateurs travaillent à temps partiel pour proposer ces activités. Un court séjour d'été est également organisé en août pour les adolescents et jeunes adultes.

 

Blog du GEIST et DIM : http://geist.dim.over-blog.com/

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 07:00

 

 

 

 

La manifestation organisée par plusieurs dizaines d’associations le 29 mars dernier a rassemblé 30 000 personnes handicapées en révolte réclamant l’obtention d’un revenu d’existence décent, au niveau du Smic brut. En effet des personnes handicapées et malades vivent avec 628,10 euros par mois montant de l’Allocation adultes handicapés (Aah), soit 200 euros de moins que le seuil de pauvreté (817 euros).

C’est le cas pour 810 000 handicapés qui ne peuvent pas ou ne peuvent plus travailler.

Nicolas Sarkozy a beau annoncer que cette aide serait augmentée de 5%en 2008, le compte n’y est pas réplique Catherine une manifestante atteinte d’une maladie orpheline « Vivre avec ce montant c’est trop dur car il faut payer toutes les factures : , nourriture, soins chauffage, téléphone, » « Je ne parts pas en vacances et le réfrigérateur est vide. » dans la manifestation on pouvait entendre : « 628 euros par mois pouvoir d’achat pouvoir de rien » ou « handicap, maladie = pauvreté »

. Une délégation a été reçue à l’ Elysées pour remettre une pétition de 80 000 signatures. Une mobilisation historique », selon la Fnath, qui déclare que « c’est la révolte des handicapés, c’est la révolte de millions de personnes pour dire qu’il y en a assez de toucher 628 euros par mois et qu’avec ça, on ne peut pas vivre Pour Mailly les allocations doivent permettre d’acquérir une autonomie Pour M.. barbier « le sujet des ressources ; cela fait trente ans qu’on veut en parler, on va mette le sujet sur la table. »


Site de ni pauvre ni soumis : http://www.nipauvrenisoumis.org/


D'après un article de Martine Lozano

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 07:03

elle-s-appelle-sabine.jpg



Il y a quelques semaines, je parlais du documentaire "Elle s'appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire lors de sa diffusion sur France 3 (voir ici ). Ce film documentaire de Sandrine Bonnaire, véritable plaidoyer sur les ravages de l'enfermement ce documentaire est actuellement à l'affice au cinéma. Si vous avez l'occasion je vous conseil de ne pas le rater.



Résumé du documentaire :

L'actrice Sandrine Bonnaire a une sœur, Sabine. Huitième d'une fratrie de onze enfants, Sabine, 38 ans, est autiste. Le récit de son histoire à travers des archives personnelles, filmées par la comédienne sur une période de 25 ans ainsi que le témoignage de sa vie actuelle dans une structure adaptée a abouti au documentaire "Elle s'appelle Sabine".
Celui-ci révèle une personnalité attachante, dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant.
Aujourd'hui, après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique (faute de place disponible dans un établissement spécialisé), Sabine, qui a ces capacités altérées, reprend temps bien que mal goût à la vie dans un foyer d'accueil en Charente. 
Ce documentaire qui a reçu le prix de la Fipresci à la Quinzaine des Réalisateurs lors du festival de Cannes 2007 est actuellement à l'affiche au cinéma.




Mon avis :

Bouleversant et criant de vérité, voilà comment résumer ce documentaire de Sandrine Bonnaire.
Je travail actuellement avec des enfants et des adolescents autiste et j'ai, durant ma formation d'éducateur été en stage notamment dans une structure comme celle où réside Sabine actuellement.
Il est dramatique de constater que le nombre de places sont très insufisantes et les établissements spécialisés ont des listes d'attentes très longues. Ainsi les parents d'enfant autiste (pour ne citer que ce handicap) doivent les garder à leur domicile (imaginez la dificultée de vivre et s'occuper 24h /24 d'une personne handicapé) ou bien ces personnes finissent dans des hôpitaux psychiatrique alors qu'elles ne sont pas "folle" mais handicapés et le pire c'est que le côut du prix de journée est beaucoup plus élevé dans un HP que dans un établissement adapté.
J'espère qu'un gouvernement mettra un jour des moyens suffisant pour que chaques personnes handicapés puissent être accueillis dans une structure adapté et accompagnés de personnel formé suffisant.




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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 15:56

trisomie-21.jpg

La 5ème édition de la Journée Nationale de la Trisomie 21 se déroulera le dimanche 18 novembre 2007. Elle demeure la cause principale du retard mental d'origine génétique chez les personnes déficientes intellectuelles. En France, chaque jour, naît plus d'un enfant porteur de la Trisomie 21.

Malgré la déficience intellectuelle, l'adaptation sociale et scolaire est facilitée par la mise en place d'un accompagnement personnalisé et une adaptation de la pédagogie et des dispositifs de scolarisation. L'espérance de vie des personnes trisomiques augmente régulièrement (aujourd'hui plus de la moitié d'entre elles vivent jusqu'à plus de 55 ans). Ces personnes qui étaient considérées comme inéducables jusque dans les années 70 sont maintenant capables selon leurs capacités de s'insérer dans la société.

Plus d'une naissance par jour

Le nombre de naissance de bébé porteur de trisomie 21 à la naissance a diminué de manière significative dans plusieurs pays depuis la mise en place du dépistage prénatal. En France, la prévalence à la naissance est actuellement de 1/2000 naissances mais demeure très variable. Il naît donc actuellement plus d'un bébé porteur de trisomie 21 par jour dans notre pays. La trisomie 21 concerne indifféremment les enfants des deux sexe. On compte actuellement environ 50.000 personnes trisomiques en France, 400.000 en Europe et 8 millions dans le monde.

un avenir qui ne peut être prédéterminé

Un enfant porteur d'une trisomie 21, comme tout autre enfant a un avenir qui ne peut être prédéterminé. Parmi les possibilités à l'issue de sa scolarité, il y a l'accès à des formations professionnelles de droit commun ou adaptées, l'accès à l'apprentissage et au travail en milieu ordinaire ou protégé (ESAT ; ex CAT), l'accueil (quand il y a des places) dans des CAJ (Centre Accueil de Jour), dans des foyer de vie…Sans oublier que faute de place disponible, certaines personnes reste dans leur domicile ou celui de leurs parents.

 

De nombreuses manifestations

La Journée nationale de la trisomie 21 organisée par l'association Trisomie 21 France et ses antennes départementales a pour objectif de faire de parler de ce handicap.

Tout au long de cette journée, les associations départementales (certaines associations proposent des actions à d'autres dates) et les personnes porteuses de Trisomie 21, iront à la rencontre du public et des médias ou organiseront une journée porte ouverte. De multiples occasions seront données de rencontrer des enfants, adolescents, jeunes adultes trisomiques ainsi que des professionnels (éducateurs, psychomotriciens, psychologues, ergothérapeutes…) afin de pouvoir parler et échanger sur ce handicap.

Plus de 60 villes dans 50 départements et territoires d'outre-mer participent à cette journée en organisant diverses animations ou porte ouverte. Certaines associations proposeront également des défilés de mode, des représentations théâtrales, des manifestations d'expression artistique, des animations de rue, des chorales, la vente de produits divers, des goûters et animations sur les marchés, des stands d'information sur la Trisomie 21, des manifestations sportives, des participations à des émissions télévisées ou radio…

N'hésitez pas à vous renseigner sur les actions menées dans votre département (voir liste ici)

En seine-martime le GEIST et DIM de Cany-Barville organise par exemple une journée porte ouverte de ces locaux rue du hôme, le samedi 17 novembre de 10h à 18h où professionnels, enfants, parents et bénévoles seront présents. Contact : 02.35.97.42.47 ; Blog de l'association : http://geist.dim.over-blog.com/

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 10:05
 



La scolarisation des enfants handicapés, objet d’un vif affrontement entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale, va progresser cette année. Environ 38.000 élèves supplémentaires devraient être accueillis dans les écoles, a annoncé récemment Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale.
Parmi eux, 10.000 bénéficieront d’un accompagnement individuel. Ainsi, environ 170.000 élèves handicapés devraient être accueillis, en majorité dans le primaire, contre 89.000 en 2002.
Au niveau des associations, si elles notes la bonne volonté du ministère, elles préfèreraient au delaà de l'aspect quantitatif, l'aspect qualitatif car les auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui accompagneront les enfants seront formés en seulement trois semaines.



Le ministre de l’Education est revenu sur les efforts financiers consentis cette année par l’Etat pour rattraper le retard, en collaboration avec le ministère du Travail et de la Solidarité. «Pour accomplir la promesse présidentielle», a souligné Xavier Darcos, faisant allusion au débat télévisé qui avait donné lieu à une empoignade sur le handicap entre les deux candidats, quelque 2700 postes d’AVS, formés pour aider les handicapés, ont été créés.
Par ailleurs, 200 Unités pédagogiques d’intégration ont été mises en œuvre au sein des établissements du second degré. Pour aider les familles dans leurs démarches, un numéro Azur a été installé ( 0810 55 55 00 ).
«Je l’ai testé, il fonctionne parfaitement : jusqu’à ce que je lui dise qui j’étais, la personne a parfaitement répondu à mes questions»
, a expliqué Xavier Darcos.

Simultanément à cette annonce, on apprenait un jugement qui fera date. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé la condamnation de l’Etat pour la non-scolarisation d’un enfant handicapé. Il souffrait des suites d’une grave méningite. Son état s’aggravant, à partir de mai 2002, il n’a plus été accueilli qu’ «une journée par semaine dans un institut médico-éducatif parisien, ses parents devant le garder le reste du temps à leur domicile». La cour d’appel, se fondant notamment sur la loi Handicap de février 2005, a estimé que l’Etat «avait obligation légale d’offir aux enfants handicapés une prise en charge éducative».


"Le ministère de l'Education fait preuve de bonne volonté", mais "ce qui nous intéresse au-delà de l'aspect quantitatif, c'est l'aspect qualitatif", explique à l'Associated Press Nicolas Corato de l'APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés). Le ministère "donne des chiffres d'enfants scolarisés, sans préciser le temps de réel de scolarisation: deux heures par semaine compte pour un enfant dans les statistiques, mais sur le terrain on ne peut pas parler de scolarisation", observe-t-il.

Et si les crédits sont "débloqués" pour les AVS, "les postes (existants) ne sont pas pourvus", déplore Nicolas Corato. "On a du mal à pourvoir les AVS nécessaires faute de candidats".

Une difficulté soulevée également par l'UNAPEI (Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis). "Sur le principe, c'est une bonne chose. On ne peut que s'en féliciter, mais ce sont des objectifs extrêmement ambitieux que de recruter 2700 personnes en période de vacances et de les former en trois semaines", note Laurent Cocquebert, directeur général de l'UNAPEI. "Il faut accueillir cet engagement avec prudence".

"Ces chiffres en tant que tels constituent un avancée pour couvrir l'ensemble des besoins des enfants", estime le conseiller national à l'éducation de l'Association des paralysés de France (APF) Philippe Millet. Mais un AVS, "c'est un vrai travail, une vraie profession" qui nécessite une formation solide.

L'APF soulève également l'absence de formation des enseignants à l'accueil des enfants handicapés en milieu scolaire et le manque d'enseignants référents, qui assurent la coordination entre professeurs et familles d'enfants handicapés. Globalement, "il y a un manque d'évaluation des problèmes et de concertation sur les besoins des enfants", constate l'APF.

Interrogés sur le droit opposable, les différents responsables de ces associations se sont montrés sceptiques. Face à la possibilité de saisir la justice pour faire valoir ce droit, elles notent que "le temps de la justice n'est pas celui de l'école".


D'après : http://www.liberation.fr & http://tempsreel.nouvelobs.com

Lien : http://geist.dim.over-blog.com/

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 23:55

Ségolène Royal vs Nicolas Sarkozy



Il y a fort à parier que le débat musclé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy à propos de la scolarisation des enfants handicapés fera date et restera comme l’un des moments d’anthologie du débat entre les deux finalistes à l’éléction présidentielle.
"Scandalisée", Ségolène Royal a accusé son rival "d’immoralité politique"après qu’il ait parlé de l’accueil d’enfants handicapés dans les écoles. Nicolas Sarkozy quand à lui, a reproché à la candidate socialiste de "perdre ses nerfs".

M.Sarkozy fait du sentimental, se disant revolté que les enfants handicapés ne peuvent pas avoir accès à l’éducation alors que Mme Royal avait mis en place un système crééant des emplois et permettant à ces enfants d’avoir accès à l’education (le plan Handiscol), plan que l’UMP a supprimé ainsi que les postes d’aide-éducateurs qui les accompagnaient, ce qui a ainsi rendu plus difficile l’intégration des enfants handicapés.
Nicolas Sarkozy a ainsi été "moucher" à juste titre et avec argumentation à la clef par Ségolène Royal sur la question de l’accessibilité des enfants handicapés dans les écoles.

Le discours démagogique du candidat de l’UMP est révoltant, il a exploité de manière éhontée la détresse des parents d’enfants handicapés alors que c’est le gouvernement Raffarin qui a supprimé le plan handiscol crée par Ségolène Royal. Et après il s’étonne que la candidate socialiste soit en colère après lui, heureusement qu’elle lui a dit ce qu’elle pensait !
Entendre M.Sarkozy reprocher à Mme Royal son agressivité quand on sait comment il s’est comporté dans le passé (avec Azouz Begag ou les journalistes de France 3 par exemple), c’est vraiment la démagogie à son paroxisme.


Concernant le débat, celui-ci doit normalement être un face à face entre les deux candidats, non ? Pourquoi "Monsieur" Sarkozy s’adresse-t-il aux journalistes la moitié du temps ? Mauvaise habitude ? N’est-il pas capable de regarder sa concurrente droit dans les yeux ?
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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 10:18
Le collectif handicap dans le rassemblement de la gauche anti libérale a déjà des propositions :


Si Le thème handicap n’est pas une affaire de minorité car il peut concerner tous les citoyens à un moment de leur vie, la réponse donnée au handicap sert la société dans son intégralité soit l’intérêt général par exemple :

L’accessibilité dans la cité fera évoluer la notion de citoyen dont les bénéficiaires seront les femmes et les hommes circulant avec une poussette, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les personnes avec une jambe cassée.

Sur la scolarité pour que l’insertion en milieu ordinaire (de la maternelle à l’université) se fasse des moyens appropriés seront mis en œuvre comprenant l’accessibilité des locaux, la formation initiale et continue des enseignants, l’engagement de personnels qualifiés, l’accompagnement du personnel spécialisé, la mise en œuvre de moyens pédagogiques adaptés. (langage des signes, braille, appareils à synthèse vocale, sous titres ou sur titres…)

Nous voulons l’accessibilité de tous les bâtiments dans un bref délai avec échéancier.

Dans un collège une rampe sera aussi utilisée par les mères de famille circulant avec une poussette

_Sur l’emploi partant du constat que les personnes handicapées sont plus au chômage que le reste de la population avec une régression ces dernières années (nous sommes dans une société de la performance, du productif, du puissant ) et que les personnes handicapées sont en première ligne des discriminations nous voulons l’application du parcours sécurisé professionnel soit la sécurité sociale professionnelle pour les personnes handicapées ou valides qui permettra d’alterner des périodes d’emploi et de formation.

Nous voulons renforcer les amendes pour l’application stricte de la loi de 1987 qui impose d’embaucher 6% de personnes handicapées et nous voulons la comptabilisation de  quotas réels et non virtuels comme le recours aux ex (CAT) comptabilisés..

Nous voulons l’application de la loi de 1987 par catégorie d’emplois et non plus sur la masse des effectifs pour renforcer l’emploi qualifié.

La formation tout au long de la vie concerne les personnes handicapées ou valides soit :

Les enseignants, les médecins, les aides scolaires, les aidants qu’ils soient familiaux ou embauchés par des sociétés de service , les urbanistes, architectes …

_Nous voulons des ressources égales au SMIC pour assurer une vie décente sociale et culturelle  y compris pour les personnes qui ne peuvent pas travailler et que les ex CAT soit les établissements et services d’aide par le travail ESAT (ex CAT) permettent de rejoindre le milieu ordinaire soit l’insertion en milieu ordinaire, qu’ils aient des droits syndicaux et un salaire minimum au Smic

-La compensation totale du handicap va nous permettre de retrouver nos valeurs fondamentales de solidarité, d’égalité entre tous les citoyens ainsi que la prise en compte du social qui permet de repenser la société en terme d’humanité.

Nous voulons le remboursement des aides techniques aux frais réels et non plus sur un montant comprenant des plafonds (barème sécurité sociale)

_Nous voulons en terme de recherche que le handicap soit une source de recherche d’innovation et un thème de recherche à part entière et que les chercheurs handicapés soient embauchés.

_sur la dépendance nous voulons la création d’institutions de services publics  pour les personnes dépendantes comprenant un personnel pérenne et qualifié la mise en place d’un dispositif d’assistance à domicile avec la formation des aidants

Une attention particulière sera apportée au poly handicap à l’autisme

Sur le poly handicap la question des avoir s’il faut un statut sera posée




Lien : http://www.collectifdu29mai.org/forum.php3?id_article=1172&id_rubrique=2

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 10:55
Article de Louise David paru dans le Petit Journal


Le 12 Décembre, dans huit villes de France, des manifestations ont été organisées pour réclamer un "revenu d’existence" décent pour les personnes handicapées.
En novembre dernier, la dixième semaine de l’emploi des personnes handicapées avait révélé les immenses difficultés que celles-ci rencontrent pour se faire embaucher. Nombreuses sont donc les personnes handicapées qui n’ont aucune activité rémunérée et se retrouvent dans des situations honteuses, s’indignent les associations.

En France, 64% des personnes en situation de handicap vivent aujourd’hui, avec des ressources inférieures au Smic, selon une enquête Ifop du mois d’octobre. L’Allocation Adulte Handicapé (AAH), que perçoivent 16.000 personnes, s’élève à seulement 611 euros par mois…

Neuf associations d’handicapés sont ainsi descendues dans les rues pour dire qu’en France "avoir des moyens d'existence décents n'est toujours pas un droit !". Elles ont également envoyé au ministre délégué aux Personnes handicapées, Philippe Bas, une pétition sous forme d’une "carte de laissé pour compte" ; une carte d’électeur falsifiée, sur laquelle on peut lire "Handicap-Inégalité-Pauvreté", au lieu de "Liberté-Egalité-Fraternité".

Une façon de se rappeler au bon souvenir des candidats à la présidentielle, et de les renvoyer aux promesses passées. En 2002, Jacques Chirac s’était en effet engagé, le handicap était un de ses trois chantiers prioritaires. Pourtant, la loi sur le handicap du 11 février 2005 n’a pas empêché l’appauvrissement des handicapés : le nombre de bénéficiaires de l'AAH est passé de 573.000 en 1995 à 748.000 en 2004, d’après l’INSEE.

La manifestation à Paris, s’est conclue par une rencontre avec Philippe Bas, qui a alors annoncé que le minimum invalidité serait complété pour atteindre 80% du SMIC, soit 790 euros. Une mesure qui viserait 50.000 personnes. Le ministre donne donc une réponse aux personnes en invalidité à 95% ou plus. Les personnes ayant une invalidité moins importante, mais qui éprouvent tout autant de difficultés à s’insérer dans la société, ne verront donc pas leur situation améliorée.

L'Association des Paralysés de France (APF), principal organisateur de la manifestation, affirme que ce sont deux fois plus de personnes handicapées qui ont besoin d'un tel complément. Le ministre a annoncé qu’il demanderait au Conseil national consultatif des personnes handicapées de lui faire "d'ici février" des propositions concernant leurs autres revendications.

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A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé près de Rouen.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

J'ai soutenu la Motion "A Gauche pour Gagner !" à l'occasion du dernier congrès du Parti socialiste.

 

Secrétaire de la section PS de Pavilly.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr