Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs
Par Arnaud Mouillard
Si le nouveau texte est approuvé par le Parlement (où la droite avec le Parti populaire détient la majorité absolue) l'avortement ne sera plus un droit et ne sera autorisé qu'à deux conditions :
1 - En raison d'un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme
2 - Que la grossesse soit une conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme, autrement dit, en cas de viol.
Pour satisfaire à cette dernière condition, la femme devra avoir précédemment déposé plainte pour viol. Et pour invoquer la malformation du fœtus comme motif de l'interruption volontaire de grossesse, il lui faudra un rapport de deux médecins.
Hormis pour ces deux raisons, il ne sera plus possible d'avorter. Le texte réintroduit par ailleurs l'obligation pour les mineures âgées de 16 et 17 ans d'avoir une autorisation parentale (actuellement, les parents doivent simplement en être informés).
C'est un recul innaccectable pour les femmes, honte au gouvernement Rajoy, quelle régression, quel retour en arrière !
Un accès plus restrictif à l'IVG n'en diminue pas le nombre mais pose des réels problèmes de santé publique.
Pour rappel, il y avait entre 60.000 et 250.000 avortements clandestins par an en France avant la loi Veil de 1975 pour 53 millions de français. Aujourd'hui, 225.000 pour 65 millions. Un avortement est toujours un drame (aucune femme ne le fait par plaisir). Si la droite espagnol veut en réduire le nombre, le moyen le plus efficace est de promouvoir la contraception.
En France nous attendons toujours une réaction de l’UMP qui cohabite avec le Parti Populaire au pouvoir en Espagne dans le Parti Populaire Européen. Le silence de Jean-François Copé sonne comme une approbation d’un projet de loi réactionnaire et digne de l’extrême droite.
liens : http://www.lemonde.fr/europe ; http://www.jeunes-socialistes.fr
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