Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs
En donnant environ 45% des voix à la Droite au premier tour des élections législatives (dont 39,54 pour l’UMP), les Français ont confirmés de leur préférence pour la politique que mène et veut mener Sarkozy.
L’UMP qui disposait déjà d’une large majorité à l’Assemblé national (359 sièges sur 577) va certainement encore accroître celle-ci à l'issue du second tour, qui se déroulera le 17 juin.
Le parti socialiste quand à lui recueille 24,76% des voix.
Première chose à noter, une forte abstention qui atteins presque les 40%, ce qui constitue un triste record pour un premier tour d’élections législatives depuis 1958.
Deuxième chose, de nombreux français ont votés plus pour une étiquette politique que pour le nom d’un candidat, en effet, de nombreux électeurs ont portés leurs voix en voyant marqué ENSEMBLE en haut d’une affiche bleue sans savoir si oui ou non celle-ci était donné à un candidat ayant déjà de multiples mandats, des casseroles, bénéficié d’un parachutage …
Concernant les parti politique, au centre, l’UDF-MoDem de François Bayrou ressort à 7,59% (contre 18,5 à Bayrou à la présidentielle) et s'octroierait entre 0 à 4 députés alors que les Nouveaux Centristes emmené par Hervé Morin, le nouveau ministre de la Défence et qui ont quittés Bayrou pour rejoindre Sarkozy, auront entre 20 et 25 députés et pourraient ainsi créer un groupe à l’Assemblée national avec leurs 2,38% (allez comprendre…).
En 2002, l'UDF (qui soutenait l’UMP à l’époque) avait engrangé moins de 5% des voix et comptait 29 députés.
La chute la plus spectaculaire est celle du Front National. Dans la foulée de la débâcle de la présidentielle, le FN plonge à 4,28%, c'est presque trois fois moins que son score d'il y a cinq ans.
Du côté du parti communiste, avec 4,2% des voix, la casse est limité et le score des candidats communiste est plus de deux fois supérieur à celui de Marie-George Buffet, sa candidate lors de la présidentielle.
N’ayant pas d’alliance avec le parti socialiste au premier tour, de nombreuses voix ont été perdus par rapport à 2002 où il n’y avait pas toujours de candidats PS face à un candidat PCF.
Mais voilà, comme le PS c’est fait "couper" une jambe par la Droite, il préfère s’arracher un bras en ratissant sur sa Gauche quitte à mettre en difficulté son partenaire historique.
Les communiste devraient avoir entre une dizaine d’élus alors qu'ils en comptaient 21 en 2002, ainsi ils n’aurait plus la possibilité d’avoir un groupe parlementaire à l’Assemblée national.
Avec 4,04 %, les Verts, qui faisait partie de l’ex-gauche plurielle (qui n’a pas réussi à trouver d’accord avec le PS avant le premier tour) risque de perdre le 3 seuls député qu’ils possèdent.
L’extrême Gauche via la LCR et Lutte Ouvrière n’a recueillis qu 3,4 % des suffrages.