Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs
La récidive a été relancé cette semaine par l'enlèvement et le viol d'un petit garçon semaine par un pédophile récidiviste. Evidemment on ne peut que condamner cette abomination mais les solutions proposées par Nicolas Sarkozy sont elles les plus adaptées ?
La nouvelle loi sur la récidive ne permettra pas de résoudre le problème des délinquants sexuels, a jugé récemment le secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) en réclamant l'application concrète des mesures de suivi existant déjà, grâce notamment à "budget digne de ce nom".
"Pour traiter la récidive des délinquants sexuels, (il faut) que les mesures socio-judiciaires telles qu'elles existent dans le code de procédure pénale soient effectivement mises en place, ce qui n'est pas le cas actuellement, faute de moyens", a déclaré Laurent Bedouet, secrétaire général de l’USM.
"Le budget de la justice est totalement insuffisant", a-t-il estimé. "On manque de greffiers pour taper les jugements en matière pénale" or "un jugement qui n'est pas mis en forme ne peut pas être exécuté", "on manque de juges d'application des peines" et "surtout, on manque d'éducateurs (conseillers d'insertion et de probation) pour le suivi concret des mesures d'accompagnement et de surveillance des délinquants sexuels".
"Tous les outils juridiques existent en droit français", a rappelé le secrétaire général de l'USM. Interrogé sur la loi du 10 août 2007 prévoyant des peines plancher pour les récidivistes, il a souligné qu'il s'agissait "essentiellement d'une loi d'affichage". Selon lui, "elle ne traite pas en soi le problème de la récidive et singulièrement celle des délinquants sexuels".
"Ce n'est pas une énième loi qui va résoudre le problème", a affirmé Laurent Bedouet. "C'est un budget digne de ce nom".
Nicolas Sarkozy organise une réunion interministérielle lundi à l'Elysée sur ce difficile sujet.
Pour François Hollande "l'annonce d'une nouvelle loi, la sixième ou la septième" à l'issue de cette rencontre. Dans ce domaine, "on a moins besoin de loi que de moyens supplémentaires donnés aux magistrats et aux travailleurs sociaux ( ...) pour qu'aucun récidiviste ne puisse sortir sans contrôle ou accompagnement"
Pour Rachida Dati, la ministre de la justice : "La loi du 10 août 2007 est ainsi un signal fort et dissuasif donné aux personnes déjà condamnées qui savent désormais clairement les sanctions qu'elles encourent en cas de récidive".
"Dire" aux violeurs que s’ils commettent ce crime ignoble ils prendront plus de prison va-il les arrêter ou les dissuader ?
Ce n’est pas mon avis et je pense qu’avec de vrai moyens pour suivre correctement les détenus à leur sortie de prison afin de prévenir la récidive serait une bien meilleur solution, bien qu’au fond de moi une personne ayant commis un viol sur un mineur de moins de 15 ans devrait prendre une vrai perpétuité.
D’après : http://tempsreel.nouvelobs.com/