Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs

Publicité

Mort du CPE



Le CPE est donc mort.


Comme prévu, cette matinée aura été décisive dans l’évolution de la crise. Jacques Chirac a en effet décidé de remplacer le CPE par un dispositif en faveur des jeunes en difficulté. Dans l’après-midi, les 12 syndicats et organisations anti CPE réagiront, alors que ce week end la pression des politiques s’était accentuée. La confédération étudiante a d'ores et déjà appeler à lever les blocages.


Jacques Chirac "a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'Egalité des chances", qui créait le contrat première embauche "par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", a annoncé l'Elysée ce matin dans un communiqué.
Ainsi cela supprime le CPE, après deux mois et demi de contestation et de manifestations syndicale, étudiante et lycéenne.


Le chef de l'Etat a pris cette décision "sur proposition du Premier ministre" Dominique de Villepin et "après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité" réunis ce matin pour une réunion à l'Elysée.
Dominique de Villepin a regretté que le CPE n'ait "pas été compris par tous", ainsi le Premier ministre a dû se résoudre à constater son échec devant l'ampleur de la crise sociale provoquée par sa décision. "Les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche", a constaté le chef du gouvernement
Le chef de l'Etat a donc fini par se rallier à la solution proposée par les parlementaires UMP "La seule façon de sortir de cette affaire, c'est de proposer que le CPE soit remplacé, c'est-à-dire que le CPE disparaisse, qu'il n'y ait plus de CPE", avait estimé hier soir François Fillon, l’ancien ministre de l’Education national qui est un proche de Nicolas Sarkozy.
Il serait "remplacé par un dispositif qui va permettre d'accéder plus facilement, pour les jeunes en difficulté, aux contrats qui existent déjà", à savoir le contrat jeunes en entreprise, le Civis et le contrat de professionalisation. Il avait souhaité "que ce texte soit discuté dès la semaine prochaine et qu'il soit si possible voté dès la semaine prochaine"

Les réactions sont très vite tombées, avant même la nouvelle réunion de l’intersyndicale anti CPE cet après-midi au siège de la CGT. La secrétaire confédérale de la CGT, Maryse Dumas, a salué "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l'action convergente des salariés, étudiants et lycéens ainsi que de l'unité syndicale". Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a lui déclaré que "l'objectif de retrait du CPE était atteint", même s'il attendait de connaître le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi". Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a justement appelé à "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue selon lui une "première victoire déterminante". Quant à la Confédération étudiante, par la voix de sa présidente Julie Coudry, elle a demandé de "lever les blocages dans les universités pour permettre aux examens de se tenir dans les meilleures conditions". Enfin, le secrétaire général de la FSU s'est déclaré "content" d’"un succès indéniable du mouvement social". Gérard Aschieri a toutefois estimé qu'il faut réfléchir "aux suites, car c'est l'ensemble de la politique économique et sociale du gouvernement qui est contestée".


Reste la déclaration de Dominique de Villepin ce soir sur TF1, alors démission ou pas démission ?
En tout cas c’est un sacré camouflé
pour le gouvernement Villepin.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
H
Et maintenant au CNE.
Répondre
H
Ce contrat était une veritable régression, il n'aurait servis l'intérêt des seul employeurs.Avoir un job oui mais ps en pouvant se faire licencier sans motif, de nombreux cas de licenciement sont en cours de procédure concernant le CNE et pas seulement car les CNEistes n'été pas capable, c'est une réalité.
Répondre
K
C est bien maintenant que tt les jeunes ont gueuler pour qu il n y est plus de CPE ils vont retourner dans leur galere a trouver un CDI alors k ils avaient une chance d avoir enfin un job rapidement dans leur domaine . Mais à part râler en france on c est pas faire grand chose d otre,c bien moi je vais rigoler kan je vais voir a la télé le dimanche soir des reportages sur la difficulté des jeunes a trouver des contrat dans leur domaine ou encore des reportages sur les le taux de chomage élevé chez les jeunes. Qu' ils aillent tous chialer ailleur que dans la rue la prochaine fois car moi ils m'ont fais CHIER...(j'aime pas les embouteillages à cause de  quelques blairos qui jouent au foot sur la chaussée pr manifester leur mécontentement)...  Kéké le raleur est de retour ;-)
Répondre
D
  LE CPE EST MORT ! ET MAINTENANT ON FAIT QUOI ?<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br />    Les anti-CPE pensent qu’ils ont gagné, mais c’est une victoire amère qui ne résous rien, puisque nous revenons à la case départ, rien ne changera pour les jeunes, qui vont continuer à passer des années à galérer au chômage ou sur les bancs de la fac à attendre le retour de l’emploi, et rien ne changera pour les patrons qui continuerons à attendre que la flexibilité leur permette d’embaucher sans craintes de se voir systématiquement attaqué aux prud’hommes. J’espère seulement qu’il restera encore des entreprises quand cela se produira.<br />  <br /> <br />    La promulgation du CPE en l'état n’était pas une simple provocation du gouvernement contre la jeunesse inquiète de son avenir, mais cela permettait d'éviter une deuxième lecture de l’ensemble de la loi à l'Assemblée et d'échapper ainsi à la liste de tous les amendements stupides et inutiles que déposeraient le PS pour retarder de quelques mois son application. Pourquoi les journalistes férus de politique ne l’ont-ils pas simplement expliqué à leurs auditeurs et à leurs lecteurs plutôt que de laisser les choses s’envenimer et penser que Mr Chirac ne comprenait rien à la situation, ce qui est possible, mais bon. La personne qui avait écrit le discours pour le président avait fait du bon boulot. La renégociation de la loi concernant le non motif de licenciement et la durée du CPE était en soit une grande avancée. Sans doute le texte le plus social de ces 25 dernières années, s’il avait pu voir le jour. Les syndicats ont perdu une bonne occasion d’obtenir des concessions du pouvoir alors que celui-ci était prêt à avaler beaucoup de couleuvres pour calmer les choses et rattraper la bévue de son Premier ministre. Mr DE VILLEPIN semblait sincère dans sa détermination à combattre le chômage des jeunes. Le CPE réaménagé aurait permis à son issue d'obtenir un CDI si tout se passait bien entre l'entreprise et les jeunes salariés âgés de 16 ans à 26 ans, avec tous les filets de protection possibles en cas de rupture. Ce que les manifestants ont pris pour de la discrimination anti-jeunes destinée à les précariser encore un peu plus, n’était en fait que de la discrimination positive en leur faveur pour qu’ils puissent enfin mettre les pieds dans l’entreprise, même sans aucune expérience professionnelle. Certains patrons de PME étaient déjà prêts à recrûter plus de jeunes qu’ils ne l’avaient jamais fait. Malheureusement, cette chance pour tous ceux qui croyaient en cette loi a définitivement disparu, et sans doute pour longtemps.  <br />  <br /> <br />   Qu’avons-nous aujourd’hui ? Les 35 heures ont générées un bordel monstre, les anciens salariés se retrouvant sur une base de 35 heures payées 39 heures, et les nouveaux travailleurs ne bénéficiant que de la base des 35 heures payées 35 pour un même travail. Bonjour la précarité. Les emplois jeunes du PS que les socialistes nous rabâchent sans cesse d’avoir supprimé, d'une durée de 5 ans dans des activités ayant peu de débouchés et aucunes indemnités chômage à leur conclusion, c’était pas mal non plus ! Enfin, vu que l’abrogation du CPE était la seule proposition concrète de son programme, il ne lui reste plus  qu’à attendre la prochaine erreur du gouvernement. Le CDD renouvelable deux ou trois fois, je connais. Il n'y a aucune obligation pour l'entreprise de le valider en CDI. C'est un peu comme une mission d'intérim sur une durée donnée, point barre. Les jeunes diplômés et les fonctionnaires n’avaient rien à craindre du CPE, ce n'était pas fait pour eux, enfin sauf si vraiment ils l’avaient souhaité, les salaires du service public n’étant quand même pas si attractifs que ça. Par contre, à chaque fois qu'un journaliste demandait à un manifestant anti-CPE ce qu'il ferait si on lui proposait un contrat CPE dans la branche qu'il avait choisi, il répondait invariablement qu'il accepterait de le prendre faute de mieux. Donc pour ne pas être tenté, mieux valait le supprimer avant son application, car ça aurait pu marcher et faire gagner la droite et SARKOZY aux élections.<br />  <br /> <br />    Le duo VILLEPIN-SARKOZY sort affaibli de cette affaire. Depuis 1968, c’est la première fois que les anarchistes, les libertaires et l’extrême-gauche, tous unis contre la démocratie et l’ordre, parviennent avec l’œil bienveillant du PS et des syndicats, à assurer leur mainmise sur une jeunesse déboussolée par cette précarité latente qui plonge notre pays dans le désarroi. Réveillons les jeunes avant qu’il ne soit trop tard. Un duel Ségolène ROYAL – Marine LE PEN aux élections, ça vous dit ? Moi je crains que ceux qui soutiennent la droite « la plus bête du monde » ne soient pas aussi fair-play que les sympathisants de gauche.<br />  <br /> <br /> SARKOZY n'est pas CHIRAC, et on peut discuter avec lui, même si parfois il m’inquiète avec ses nouvelles idées, genre le contrat unique, que veut-il dire exactement ? VILLEPIN est un homme intéressant, dynamique, à qui il manque simplement un vrai contact avec le peuple. Entouré et conseillé par des énarques qui ne connaissent de la réalité que les chiffres et les statistiques, il manque de recul et devrait s’entourer de personnes compétentes issues de la société civile. Malgré ma colère pour ce cuisant échec qu’il vient de subir pour ce projet si mal ficelé, laissons-lui une chance de faire ses classes en tant qu'élu. Il doit apprendre à écouter la rue et à discuter avec les partenaires sociaux. Les "partenaires sociaux", où étaient-ils donc passés ? Je comptais beaucoup sur la CFDT et Mr CHEREQUE pour faire un premier pas. Pour la réforme des retraites, ce syndicat a perdu beaucoup d'adhérents de gauche. Sur le CPE, il risque d'en perdre autant à droite. La classe moyenne se retrouve dans la CFDT, et des salariés de tous bords et de toutes origines s'y retrouvent. Ce CPE nouvelle formule aurait pu devenir une vraie loi sociale que nous aurait enviée beaucoup de pays à la recherche d’une issue pour leur jeunesse. Mais non, le Premier ministre n’a pas respecté les règles syndicales, alors tout est rejeté en bloc, même ce qui aurait pu marcher. Nous en revenons à la précarité actuelle, stages peu ou pas rémunérés, intérim, CDD, chômage.<br />  <br /> <br /> Le PS, faute de projets d’avenir, a joué son jeu en attisant les braises sous les pieds de l’UMP, avec bien sûr l’aide des futurs cadres du parti déguisés en gentils étudiants qui sont parti soulever la jeunesse dorée de nos villes à coups de désinformation et de slogans incendiaires contre le gouvernement. Ces derniers auront un avenir assuré au parti où dans la fonction publique, alors que ceux à qui était destiné le CPE, les jeunes issus des banlieues difficiles, sans diplômes (ou même avec d’ailleurs) et sans formation, continueront à s’éclatent la tête avec du shit pour oublier leur misère intellectuelle et familiale. A Galérer au pied des tours, à casser, brûler, violer et tuer pour tromper leur ennui et alimenter leur haine de l’autre, c’est à dire tous ceux qui ont un travail, une maison, une voiture, une famille. Ce ne sont pas des enfants de cœur, mais il faut tout faire pour arrêter cette spirale infernale, même s’il faut les aider malgré eux. La prison où l’expulsion ne règlera rien, ils sont chez eux en France, même s’ils n’ont pas demandé à venir. Le coup de la carotte et du bâton est vieux comme le monde, mais ils le comprendront et l’accepteront si on ne leur laisse pas le choix.<br />  <br /> <br />    Ce que tous le monde semble avoir oublié, c’est que nos parents et grands-parents ont connu la misère, le travail précaire, la flexibilité. Ceux qui ont vécu l’après-guerre étaient simplement beaucoup plus déterminés pour s’en sortir, sans attendre tout de l’Etat providence. Beaucoup ont gardé les vaches dans leur enfance, avant de partir comme apprentis dans un commerce ou une usine, ou comme enfants de troupes dans les « colonies », envoyant leur maigre salaire à leur famille. Dans le même temps il fallait trouver un logement, pas toujours salubre, dans des quartiers bidonvilles qui poussaient comme des champignons. Mais jamais ils ne se plaignaient, faisant attention au moindre sous. Avec les cours du soir, à force de courage, ils ont réussi à devenir ouvriers spécialisés, contremaîtres, décorateurs, ingénieurs, dirigeants d’entreprise. Ils se sont expatriés en Afrique ou en Asie, affrontant des conditions de vie pas toujours facile, alors même qu’on leur reprochait de vivre comme des patachons sur le dos des populations locales. Aujourd’hui ils arrivent à la retraite et passent pour des nantis pour certains jeunes n’ayant jamais souffert de la faim ni de la précarité, qui entrent sur le marché du travail avec des yeux plus gros que le ventre. A 25 ans et bardés de diplômes inutiles, ils veulent gagner un salaire aussi important que celui de leurs parents, dans une grosse entreprise si possible, pouvoir partir en vacances quant ils veulent, acheter tout ce qui leur fait envie « vu à la télé ». Le beurre et l’argent du beurre. Sinon, pour ceux qui ont un peu moins d’ambition, fonctionnaire, c’est mieux que rien. Les jeunes enseignants où éducateurs de notre jeunesse, désabusés et sans passions, étant eux-mêmes adeptes du pétard et hostiles à tous changement, je ne vois pas comment les choses pourront s’améliorer.<br />  <br /> <br />    En conclusion, j’attends des syndicats qu’ils secouent leur léthargie pour assouplir le code du travail, c’est leur propre intérêt. Les chômeurs et les précaires sont de plus en plus nombreux, nous savons tous très bien que les statistiques de l’ANPE sont bidons. Et ces gens là, ils n’ont pas la possibilité de se syndiquer. Pour quoi faire ? Alors pensez un peu à eux. Et le Medef, dans cette affaire il a été en dessous de tout. Cette loi était faite pour les assister dans le recrutement de leurs salariés, et pourtant, à part quelques patrons courageux,  il n’a eu aucune réaction en faveur du gouvernement. Je suis atterré par  leur comportement. Et malgré les critiques que je puisse faire au Premier ministre, je lui tire mon chapeau pour son courage devant les évènements. C’est un orateur qui a de la classe et du panache, dommage que les jeunes ne l’aient pas écouté s’exprimer à l’Assemblée, quand il répondait à des adversaires médiocres qui ont déjà montré leur capacité à ne pas prendre de décisions dans les moments importants pour notre pays.<br />  <br /> <br />    Messieurs les politiques et syndicalistes de tous bords, accordez vos violons pour enfin nous sortir de cette crise, un peu de courage de concertation, nous comptons sur vous.<br /> <br />  <br /> <br />                                                    Danton
Répondre
N
Comme il fallait sans douter, Villepin n'a pas eu le cran de démissioner...<br /> Cela augure d'une lobngue et pénible fin de règne sur la Chiraquie jusqu'en 2007...
Répondre
D
Si Villepin n'a pas le courage de démissionner, ca sera une véritable honte.Avoir laissé cette crise perdurer pendant 2,5 mois pour finallement se coucher, c'est nul. Les gens ont perdu du temps et de l'argent.Place à Sarko, je suis pressée de le voir à l'oeuvre
Répondre