Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs


Merci aux Bleus de nous avoir fait rêvé pendant cette Coupe du Monde qu’ils auront terminés invaincu.
Mais malheureusement c’est l’Italie qui a gagné le droit de brandir le trophée et de voir son nom inscris au palmarès après notamment l’expulsion justifié de Zidane en fin de prolongation et une séance de tir au but ou la chance était de leur côté.
La Finale commença bien pour la France, ainsi en début de match Malouda s'infiltre dans la surface, Zambrotta tend la jambe, le Lyonnais tombe, M. Elizondo siffle un penalty généreux que Zidane transforme d'une pichenette «à la Panenka» avec l'aide de la transversale (7e) avec un sang-froid exceptionnel.
Les Italiens ne se découragent pas pour autant, ainsi suite à un corner de Pirlo déposé sur la tête de Materazzi qui prend le dessus sur Vieira, l’Italien catapulte le ballon au fond des buts d'un Barthez impuissant (19e) pour l’égalisation.
Les 45 premières minutes, furent difficiles pour les français qui ont souvent eu du mal à se mettre en marche.
Mais en seconde mi-temps et durant les prolongation, les hommes de Raymond Domenech ont fait l'essentiel du jeu, se créant de grosses occasions, toutes stoppé par un impériale Buffon, comme sur cette tête magnifique de Zidane à la 103e minute.
Zidane qui termine sa carrière sur une véritable tragédie grecque, lui qui aura été le héros, heureux puis malheureux de cette finale.
Ainsi suite à la provocation et aux insultes semblent il évidente de Materazzi, Zidane est tombé dans le panneau et a voulu se faire justice tout seul en donnant un violent coup de tête sur la poitrine de l’italien.
Son geste est impardonnable et ne méritait pas autre chose qu'un carton rouge.
Sauf que ni l'arbitre de champ ni son juge de ligne n'ont vu la faute de Zidane. Ainsi, il n'y avait donc pas faute car l’arbitre ne l’avait pas vu
Tout porte à croire que c'est le quatrième arbitre, l'Espagnol Medina Cantalejo, qui a alerté Elizondo via l'oreillette après avoir constaté la faute de Zidane sur une vidéo.
L'arbitrage vidéo s'est donc imposé en douce dans cette finale de Coupe du monde.
Un comble quand on connaît la position de Sepp Blatter sur la question.
On connaît la suite, l’Italie attend la séance de tirs au but, certaine de prendre sa revanche sur sa finale perdue dans ces circonstances en 1994 face au Brésil et sur ces Français qui l'avaient privée de sacre européen en 2000, et c’est le malheureux Trézeguet qui en tirant sur la barre transversale permet à l’Italie de l’emporter (5-3).
Après 1934, 1938 et 1982, la Squadra Azzurra remporte le quatrième titre de son histoire, les français sortent tout de même avec les honneurs du Mondial Allemand.
La France viens non seulement de voir s’envoler une deuxième étoile si proche mais aussi un génération de grands joueurs (Zidane, Thuram, Makélélé et Barthez).
Dur, très Dur.