D'après l'article de Sébastien Crépel (Humanité)
C’est le coeur du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy. Les allègements et cadeaux proposés par le gouvernement vont coûter cher à la collectivité et bénéficier à quelques dizaines de milliers de familles.
Sarkozy met ainsi le paquet, un paquet cadeau pour 250.000 foyers. Le texte gouvernemental sur «
le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat » reprend les grands thèmes de la campagne de l’excandidat de l’UMP.
Derrière le rideau de fumée des préoccupations affichées, le détail des mesures du projet de loi révèle sa véritable ambition ultralibérale.
Loin de répondre aux préoccupations légitimes sur le pouvoir d’achat, il démolit un nouveau pan du Code du travail en détaxant les heures supplémentaires pour mieux les faire accepter par les salariés.
Le prétexte rêvé du MEDEF pour refuser demain toute augmentation de salaire et toute création nouvelle d’emplois, en usant de cette nouvelle forme de flexibilité.
Les patrons seront les grands gagnants, puisqu’ils n’auront quasiment pas à mettre la main à la poche avec le jeu des nouveaux allégements du coût du travail pris en charge par l’État, c’est-à-dire les contribuables. Idem pour le «
paquet fiscal ».
D’un coût estimé entre treize et quinze milliards d’euros à partir de 2009 pour les finances publiques, il permet en réalité de franchir une étape supplémentaire dans les cadeaux aux assujettis à l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) depuis 2003.
Au détriment des services publics et de la grande majorité des ménages qui se verra ponctionnée par la TVA sociale dont François Fillon a confirmé la mise à l’étude.