Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs

Il me semble aussi plus que probable que le CPE (comme le CNE) se substituera le plus souvent à des contrats à durée indéterminée (CDI) ou à des contrats à durée déterminée (CDD) qui auraient été conclus si ce nouveau dispositif n'avait pas été créé.
De leur côté les députés UMP (qui doivent commençaient à avoir peur de perdre les élections de 2007) ont approuvé l'idée de Nicolas Sarkozy de suspendre l'application du contrat première embauche afin de laisser un espace de négociation avant la promulgation de la loi sur l'égalité des chances.
N’oublions pas que le ministre de l’Intérieur a le 16 janvier dernier en ne souhaitant pas laisser la main au seul Premier Ministre, revendiqué la copaternité de l'idée de ce dernier. Ainsi, un porte-parole de l'UMP avait déclaré : " Les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy".
Toujours selon Nicolas Sarkozy : « On ne débloquera pas (la société française) avec des politiques segmentées et orientées sur telle ou telle catégorie de Français qui se croient alors stigmatisés et en conséquence se braquent ».
Pourquoi s’arrêter aux moins de vingt-six ans ? Nicolas Sarkozy préconisait déjà en septembre 2005, devant les jeunes UMP, la mise en place d’un « contrat de travail unique dont les garanties se renforceraient au cours du temps. Cela permettrait d’enrayer le développement du travail précaire, en surmontant les effets de seuil proprement catastrophiques qui existent entre le CDD et le CDI ».
En clair : la généralisation du CNE/CPE, et avec lui de période d’essai de deux ans pendant laquelle l’employeur pourra licencier sans motifs.
La décision du Conseil constitutionnel, saisi par le Parti socialiste, est attendue quand à elle le jeudi 30 mars et pourrait rendre anticonstitutionnelle une partie de la Loi sur l’(in)égalité des chances dont fait partie le CPE.