Arnaud MOUILLARD, Educateur spécialisé. Blogueur membre des #LeftBlogs

Rafaël Nadal a donc remporté son deuxième Rolland Garros consécutif après avoir battu le numéro 1 mondial, Roger Federer.
Après avoir bien débuté la rencontre, Federer a perdu pied face à Nadal et s'incline en quatre sets (6/1 1/6 4/6 6/7). Ainsi outre son second titre, Nadal remporte une 60e victoire d’affilée sur terre battue.
Les deux meilleurs joueurs mondiaux, en se qualifiant pour la finale ont fait respecter une certaine logique, à savoir l’affrontement entre le meilleur joueur sur terre battue et le meilleur joueur du monde. Les deux hommes qui surclassent leur domaine et se retrouvent depuis le début de la saison sur terre battue presque toujours en finale comme à Monte-Carlo ou à Rome. Et à chaque rencontre, c’est l’Espagnol Rafaël Nadal qui l’emporte ce terrain.
Rafaël Nadal a ainsi prouvé une nouvelle fois qu’il est le roi de la terre battue et ce, à tout juste 20 ans.
Interview de Nadal sur http://www.sports.fr :
Rafael, cette victoire est-elle la plus importante à vos yeux parce que vous avez conservé votre titre et battu le numéro 1 mondial?
Oui, c'est spécial, mais parce que j'ai eu des moments difficiles à la fin de la saison dernière. En décembre, j'ai eu une blessure grave. Quand vous avez eu des problèmes, quand vous ne savez pas exactement si vous allez pouvoir retrouver le même niveau qu'auparavant à cause d'une blessure, vous accordez plus de valeur à la victoire.
Vous avez eu un début match difficile aujourd'hui...
Au début, j'étais un peu nerveux. J'ai fait beaucoup d'erreurs, j'ai mal joué. Roger jouait bien, mais sans rien faire de spécial. Il jouait à son niveau. Il m'a dominé 6-1 au premier set. Il avait le contrôle du jeu, mais il m'a donné mes chances. Quand j'ai fait le break, au deuxième set en menant 2-0, ma confiance est revenue. Je me suis dit: "Maintenant, c'est ma chance." Je jouais mal, je me suis dit que j'avais besoin de profiter de ce moment. J'ai pris mes chances. J'ai joué plus agressif avec mon coup droit et j'ai essayé de mettre la pression sur son revers avec mon coup droit. Quand le match est devenu plus serré, lui et moi étions tous les deux très nerveux. Roger jouait pour être au sommet de l'histoire. Il y avait une grosse pression pour lui.
A la fin du match, vous êtes tombé par terre. A quoi pensiez-vous à ce moment-là?
A rien. A quoi voulez-vous que je pense ? C'est simplement la tension. On se relâche. Je ne me suis pas rendu compte que je tombais par terre. Après, c'est beaucoup de bonheur. Je suis allé embrasser mon père car il a tout fait pour moi. Quand j'étais blessé, il m'a accompagné, il a été à mes côtés. Il m'a beaucoup soutenu, comme ma famille. Mon père était toujours à mes côtés. Avec mon oncle, ils me donnent envie de continuer.
"Je n'ai jamais vu un joueur aussi complet que Federer"
Vous dites souvent que Roger est favori car il est numéro 1. Mais quand allez-vous admettre que vous êtes au moins son égal?
Il est numéro 1 parce qu'il joue mieux sur toutes les surfaces. Je l'admire. C'est un joueur très complet. Je n'ai jamais rien vu de pareil. J'ai 20 ans, depuis que je suis né, je n'ai jamais vu cela. Je n'ai jamais vu un joueur aussi complet. Je ne peux pas dire que je suis meilleur que lui parce que ce n'est pas vrai.
Quelles leçons tirez-vous de ce tournoi?
Ce qui est important, c'est que j'ai toujours eu une attitude positive, de gagnant. Ce qui est positif, c'est que je n'ai peut-être pas joué à mon meilleur niveau, mais j'ai toujours maintenu une excellente attitude. Si on joue avec une bonne mentalité, même si on n'est pas à 100 %, on peut gagner. On gagne plus avec le cœur, avec la volonté qu'avec autre chose.
Pensez-vous à la place de numéro 1 mondial?
Si Federer ne perd aucun match, je ne serai pas numéro 1. Je dois m'améliorer. Avec les points que je marque, sans Federer, j'aurais déjà été numéro 1. Mais nous sommes dans une époque où nous avons un numéro 1 qui est le plus régulier de toute l'histoire. Il faut prendre ça en compte. Et à l'heure actuelle, il est au top. Depuis deux ans, il joue son meilleur tennis. Mais il ne pourra pas se maintenir comme cela toute sa vie. Cela vaut également pour moi. Je dois bien me préparer. On verra si j'ai la possibilité, lorsque son niveau sera moins élevé, de devenir numéro 1...
Lien : http://www.sports.fr/fr/cmc/tennis/200623/nadal-c-est-special_97336.html