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Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 14:07

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N'en déplaise à la droite et au Medef, les 35 heures est la politique la plus efficace et la moins coûteuse depuis les années 1970 selon un récent rapport parlementaire.

Le rapport qui vient d'être adopté par la commission d’enquête parlementaire sur « l’impact sociétal, social, économique et financier des 35 heures », présidée par le député UDI Thierry Benoit, et dirigée sous la houlette de la rapporteure et députée socialiste Barbara Romagnan, ne sera certainement pas de trop pour remettre les pendules à l’heure sur le sujet, en tordant le cou aux principales fausses idées reçues colportées inlassablement.

 

Barbara Romagnan, résume : «Entre 1997 et 2001, il n’y a jamais eu autant d’heures travaillées partagées par tous en France. Deux millions d’emplois salariés dans le secteur marchand ont été créés sur cette période. Aucune politique ne s’est révélée plus efficace par le passé.» 

39 personnalités issues du monde politique, syndical, universitaire, de l’administration et de l’entreprise ont été auditionnées. 

Selon le rapport, «presque aucune des personnes auditionnées ne demandait une remise en cause des 35 heures». Dans un propos liminaire, Thierry Benoit, le président de la commission souligne «le travail sérieux accompli par notre rapporteure Mme Barbara Romagnan, même si je ne partage pas les conclusions de son rapport. Chacun pourra se forger sa propre opinion».

 

 

Voici un résumé de ce rapport :

 

La réduction du temps de travail décidée par la loi de 1998 a contribué à ce que l’économie française crée davantage d’emplois qu’elle ne l’aurait fait sans cette loi sur la même période. Le chiffre de 350.000 est le plus communément admis. Entre 1997 et 2001, l'Insee estime à 2 millions les créations d'emplois salariés dans le secteur marchand. Il n’est aujourd’hui pas possible de dire combien d’emplois supplémentaires auraient pu être créés si le processus de réduction du temps de travail n’avait pas été interrompu en 2002.

Cette réduction n’a pas coïncidé avec une dégradation de la compétitivité de notre pays notamment parce qu’elle s’est accompagnée d’une accélération des gains de productivité.

La France reste ainsi attractive et se place régulièrement dans le trio de tête des IDE (investissements directs à l’étranger).

 

• La réduction du temps de travail, comparée à d’autres politiques publiques mises en œuvre pour stimuler l’emploi, notamment celles qui reposent sur des baisses de cotisations sociales sans conditions, apparaît moins coûteuse pour les finances publiques, au regard du nombre d’emplois qu’elle a permis de créer.

 

• Elle a permis une réorganisation du travail dans les entreprises de plus de vingt salariés grâce à la relance et au dynamisme du dialogue social pour aboutir à des accords.

 

• La réduction du temps de travail s’est traduite, pour la majorité des salariés qui en ont bénéficié par une amélioration de l’articulation entre le temps passé au travail et le temps consacré aux activités personnelles, familiales ou associatives. Elle a également permis un rééquilibrage, limité mais réel, des tâches ménagères au sein des familles.

Les études disponibles laissent penser que ce processus, s’il avait été mené à son terme, pouvait constituer un puissant élément de recomposition des temps au service de l’égalité hommes-femmes.

A l’aune de ces auditions et des documents à notre disposition, il apparaît que la réduction du temps de travail a constitué un outil pertinent et efficace de lutte contre le chômage, un outil de transformation de la société et d’amélioration de la qualité de vie.

Quinze ans après, il convient de tirer lucidement les leçons des expériences passées de réduction du temps de travail, de leurs conditions, de leurs effets positifs mais aussi de certains effets négatifs qui peuvent expliquer les critiques.

L’objectivation de ces derniers est l’un des acquis majeurs de ce rapport, et a pu également faire l’objet d’un large consensus au sein de la commission.

 

On peut évoquer à ce titre :

 

• l’intensification du travail, repérée dans plusieurs secteurs, et qui s’est parfois accompagnée de souffrance pour les salariés;

 

• les fortes tensions dans la fonction publique hospitalière en raison d’un décalage entre l’application de la loi et le temps des recrutements importants, étalés de 2002 à 2000. Elles ont été incontestables mais les difficultés ne résultaient pas uniquement de la RTT;

 

• les difficultés qu’aurait pu engendrer l’application de la loi aux entreprises de moins de 20 salariés.

Ces effets, s’ils doivent être pris en compte et corrigés, n’invalident en rien le principe de cette politique. Pour se poursuivre, elle devra s’ajuster à un contexte qui n’est plus celui des lois Aubry. Il nous appartient aujourd’hui, au travers de la négociation sociale, d’accélérer l’amélioration de la qualité de vie au travail, dans le secteur privé et dans le secteur public, de permettre aux jeunes de construire leur parcours professionnel et de ramener de nombreux chômeurs vers l’emploi.

Laisser perdurer un chômage de masse serait faire courir à notre pays le risque d’une explosion sociale prochaine.

 

En coclusion comme l'a dit la députée Barbara Romagnan, les 35 heures sont "un pacte de responsabilité qui a réussi"

 

 

Lien : http://www.alterecoplus.fr


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Actualité/Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 12:19

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D'après les statistiques compilées par Eurostat, la France est dans le peloton de queue pour la pauvreté de ses immigrés. N'en déplaise au Front national, nous sommes l'un des pays où l'écart de pauvreté entre immigrés et nationaux est le plus fort.

 

55,8% des étrangers non-communautaires âgés de plus de 18 ans étaient en risque de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2013 en France, signale l'institut statistique européen. Un taux élevé, comparé à celui de l'Allemagne (40,4%), du Royaume-Uni (34,9%), des Pays-Bas (35,4%), ou de l'Italie (46,7%).

Ce taux est calculé chaque année par Eurostat à partir d'un panel d'indicateurs, dont le taux d'emploi des étrangers, leur revenu après les transferts sociaux dont ils ont bénéficié et les caractéristiques de leur logement. La France est ainsi 18ème sur les 21 pays de l'UE pour lequel il a été calculé. 

Les étrangers ne sont donc pas particulièrement favorisés en France, malgré les prestations sociales dont on les accuse quelquefois d'abuser. 

En conclusion comme le dit l'éditorialiste Dominique Seux sur France Inter : "Les immigrés ne vivent pas mieux que les Français".

 

Ecart entre le taux de risque de pauvreté ou d'exclusion sociale des citoyens de pays hors-UE et celui des nationaux, 2013.

Ecart entre le taux de risque de pauvreté ou d'exclusion sociale des citoyens de pays hors-UE et celui des nationaux, 2013. Eurostat

 


Lien : http://lexpansion.lexpress.fr


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Actualité/Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi 1 décembre 2014 1 01 /12 /Déc /2014 15:11

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 La 26e journée mondiale contre le sida a lieu ce 1er décembre 2014.


Depuis le début de l'épidémie, environ 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH et environ 25 millions de personnes sont décédées de causes liées au VIH.

En 2013, environ 35 millions de personnes porteuses du VIH dans le monde.


En France, on a recense environ 7000 contaminations nouvelles chaque année, soit près de 20 personnes par jour. Aujourd’hui, environ 150.000 personnes vivent avec le virus en France et les estimations évaluent à 50.000 le nombre de Français qui ont le VIH sans le savoir, d'après les chiffres de Sidaction

Il est donc urgent de renforcer le dépistage.

 

NON il n'y a pas de médicament "miracle", ni de vaccin contre le SIDA, utiliser un préservatif et la seule solution pour ne pas attraper cette maladie lors d'un rapport sexuel.

 


Sida Info Service : 0.800.840.800

 

 

Le SIDA c'est quoi ?


 

Cliquez ci-dessous pour voir les chiffres en 2013 sur le SIDA

http://www.aectoulouse.fr/files/2013/11/vih.jpg

 

 

Liens : solidarite-sida.org ; aides.org ; sida-info-service.org



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Mercredi 26 novembre 2014 3 26 /11 /Nov /2014 00:17

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Le 26 novembre 1974, Simone Veil tenait à la tribune de l'Assemblée nationale un discours historique pour défendre sa loi légalisant l'avortement. Elle va faire face à des adversaires déchaînés, des réactions d'une rare violence.


Devant une assemblée qui compte 9 femmes pour 481 hommes, la ministre s'exprime d'une voix calme, un peu tendue: "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300000 avortements qui chaque année mutilent les femmes dans ce pays, bafouent nos lois et humilient ou traumatisent celles qui y ont recours".

"Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit de les écouter. C'est toujours un drame", assure-t-elle tout en soulignant que "l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue". Son discours d'une heure est chaleureusement applaudi par la gauche.

La droite se tait, pour l'instant. Dans les tribunes du public, à l'inverse de l'hémicycle, ce sont les femmes qui dominent, venues en masse écouter la ministre.

 
Suivent alors plus de 25 heures de débats durant lesquelles Simone Veil affronte insultes et propos de "soudards", racontera-t-elle, pendant qu'à l'extérieur, des militants anti-avortement égrènent leurs chapelets. Trois jours et deux nuits de combat contre les tenants de sa propre majorité.

 
Michel Debré, ancien Premier ministre du général de Gaulle, voit dans ce texte "une monstrueuse erreur historique".

Les députés de droite René Feït et Emmanuel Hamel diffusent dans l'hémicycle, à tour de rôle, les battements d'un cœur de fœtus de quelques semaines. Le premier affirme que si le projet était adopté "il ferait chaque année deux fois plus de victimes que la bombe d'Hiroshima".

Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux du général de Gaulle, lance: "Le temps n'est pas loin où nous connaîtrons en France ces avortoirs, ces abattoirs où s'entassent des cadavres de petits hommes".

 
Le pire reste à venir: Hector Rolland reproche à Simone Veil, rescapée des camps de la mort, "le choix d'un génocide". Jean-Marie Daillet évoque les embryons "jetés au four crématoire". Jacques Médecin parle de "barbarie organisée et couverte par la loi comme elle le fut par les nazis".

 

 

40 ans après, l'Assemblée nationale a adopté mercredi par 143 voix contre 7 une proposition de résolution cosignée par tous les présidents de groupes pour réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France, en Europe et dans le monde.

A l'inverse de la violence des échanges d'il y a 40 ans, l'apaisement a dominé pendant une heure et demie dans l'hémicycle lors des interventions, rompu seulement par un virulent discours anti-avortement du député d'extrême droite Jacques Bompard. Dans une anaphore, il a demandé une dizaine de fois "pardon", notamment "devant l'ensemble des enfants qui ne naîtront pas", déclenchant protestations croissantes et des claquements de pupitres sur les bancs de la gauche. Outre ce député du Vaucluse, cinq députés UMP, dont certains avaient été en pointe contre le mariage homosexuel, ont voté contre: Xavier Breton, Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dhuicq, Olivier Marleix, Yannick Moreau. S'y est ajouté l'UDI Jean-Christophe Fromantin. Le seul à s'abstenir a été le député du FN Gilbert Collard.

Le "courage" et la "détermination" d'une "femme d'exception", malgré les "attaques personnelles" et le "fragile soutien" de son camp, ont été salués par une large majorité des ministres et députés qui se sont exprimés, souvent avec "émotion", depuis la tribune où avait pris la parole en 1974 Simone Veil, ministre de la Santé. Les présidents et Premier ministre d'alors, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, ont aussi été salués.

Sans la gauche, ont rappelé socialistes, communistes et écologistes, sa loi n'aurait pas été votée.

 

 

 

Liens : humanité.fr - la-croix.com


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Mardi 11 novembre 2014 2 11 /11 /Nov /2014 07:58


Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés. Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»...

Le jour même de la victoire, d'immenses fêtes collectives éclatent spontanément dans toute la France, partout fleurissent les drapeaux des vainqueurs, dans une ambiance qui frôle parfois l'hystérie. Pourtant, dans les rues, bien des gens ont le visage grave, de nombreuses personnes portent un brassard noir, signe de la perte d'un proche. C'est à ceux qui ne sont plus là, aux blessés et aux mutilés, que l'on pense aussi en ce jour de victoire.

Le cercle de deuil qui s'étend autour des 1,4 million de morts français concerne toute la nation, parents, grands-parents, épouses, fiancées, enfants, oncles... La joie de la victoire est bien vite oubliée pour laisser place au deuil de masse, au chagrin et au souvenir. Lors du fameux défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, c'est un immense cénotaphe, tombe symbolique, qui est dressé sous l'Arc de Triomphe, à Paris. Prélude à une « religion du souvenir » empreinte de ferveur populaire, exprimée lors de commémorations autour des innombrables monuments aux morts. Le jour de la victoire se transforme ainsi rapidement en un jour de deuil.

Le 11 novembre 1918, l'armistice fut donc signé entre les Alliés (France, Royaume-Uni, Etats-Unis) et l'Allemagne. L'immense boucherie, qui dure depuis août 1914, s'achève enfin. Devenu jour de recueillement, le 11 novembre rappelle ainsi le sacrifice de ceux qui sont morts durant la Grande Guerre et les terribles souffrances endurées par les « poilus », « tommies » ou « landsers » ; termes populaires désignant respectivement les combattants des tranchées français, britanniques et allemands.

N’oublions jamais ces hommes, chaque familles a eu la douleur de perdre un proche,  mon arrière-grand-père du côté paternel, Joseph Douay, y a d’ailleurs laissé sa vie, c'est aussi à lui que je rend hommage aujourd'hui.







Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Actualité/Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD Blacqueville

Arnaud MOUILLARD

 

Intervenant Psychosocial auprès de personnes malades Alzheimer près de Rouen.

 

Blogueur membre des #LeftBlogs.

 

J'ai soutenu la Motion "Maintenant la Gauche" lors du dernier congrès du Parti socialiste.


contact : hern276@yahoo.fr

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