Actualité/Politique


Mercredi 26 novembre 2014 3 26 /11 /Nov /2014 00:17

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Le 26 novembre 1974, Simone Veil tenait à la tribune de l'Assemblée nationale un discours historique pour défendre sa loi légalisant l'avortement. Elle va faire face à des adversaires déchaînés, des réactions d'une rare violence.


Devant une assemblée qui compte 9 femmes pour 481 hommes, la ministre s'exprime d'une voix calme, un peu tendue: "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300000 avortements qui chaque année mutilent les femmes dans ce pays, bafouent nos lois et humilient ou traumatisent celles qui y ont recours".

"Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit de les écouter. C'est toujours un drame", assure-t-elle tout en soulignant que "l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue". Son discours d'une heure est chaleureusement applaudi par la gauche.

La droite se tait, pour l'instant. Dans les tribunes du public, à l'inverse de l'hémicycle, ce sont les femmes qui dominent, venues en masse écouter la ministre.

 
Suivent alors plus de 25 heures de débats durant lesquelles Simone Veil affronte insultes et propos de "soudards", racontera-t-elle, pendant qu'à l'extérieur, des militants anti-avortement égrènent leurs chapelets. Trois jours et deux nuits de combat contre les tenants de sa propre majorité.

 
Michel Debré, ancien Premier ministre du général de Gaulle, voit dans ce texte "une monstrueuse erreur historique".

Les députés de droite René Feït et Emmanuel Hamel diffusent dans l'hémicycle, à tour de rôle, les battements d'un cœur de fœtus de quelques semaines. Le premier affirme que si le projet était adopté "il ferait chaque année deux fois plus de victimes que la bombe d'Hiroshima".

Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux du général de Gaulle, lance: "Le temps n'est pas loin où nous connaîtrons en France ces avortoirs, ces abattoirs où s'entassent des cadavres de petits hommes".

 
Le pire reste à venir: Hector Rolland reproche à Simone Veil, rescapée des camps de la mort, "le choix d'un génocide". Jean-Marie Daillet évoque les embryons "jetés au four crématoire". Jacques Médecin parle de "barbarie organisée et couverte par la loi comme elle le fut par les nazis".

 

 

40 ans après, l'Assemblée nationale a adopté mercredi par 143 voix contre 7 une proposition de résolution cosignée par tous les présidents de groupes pour réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France, en Europe et dans le monde.

A l'inverse de la violence des échanges d'il y a 40 ans, l'apaisement a dominé pendant une heure et demie dans l'hémicycle lors des interventions, rompu seulement par un virulent discours anti-avortement du député d'extrême droite Jacques Bompard. Dans une anaphore, il a demandé une dizaine de fois "pardon", notamment "devant l'ensemble des enfants qui ne naîtront pas", déclenchant protestations croissantes et des claquements de pupitres sur les bancs de la gauche. Outre ce député du Vaucluse, cinq députés UMP, dont certains avaient été en pointe contre le mariage homosexuel, ont voté contre: Xavier Breton, Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dhuicq, Olivier Marleix, Yannick Moreau. S'y est ajouté l'UDI Jean-Christophe Fromantin. Le seul à s'abstenir a été le député du FN Gilbert Collard.

Le "courage" et la "détermination" d'une "femme d'exception", malgré les "attaques personnelles" et le "fragile soutien" de son camp, ont été salués par une large majorité des ministres et députés qui se sont exprimés, souvent avec "émotion", depuis la tribune où avait pris la parole en 1974 Simone Veil, ministre de la Santé. Les présidents et Premier ministre d'alors, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, ont aussi été salués.

Sans la gauche, ont rappelé socialistes, communistes et écologistes, sa loi n'aurait pas été votée.

 

 

 

Liens : humanité.fr - la-croix.com


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Actualité/Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 11 novembre 2014 2 11 /11 /Nov /2014 07:58


Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau». La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées. Même soulagement en face, dans le camp allemand.

Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer. Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés. Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der»...

Le jour même de la victoire, d'immenses fêtes collectives éclatent spontanément dans toute la France, partout fleurissent les drapeaux des vainqueurs, dans une ambiance qui frôle parfois l'hystérie. Pourtant, dans les rues, bien des gens ont le visage grave, de nombreuses personnes portent un brassard noir, signe de la perte d'un proche. C'est à ceux qui ne sont plus là, aux blessés et aux mutilés, que l'on pense aussi en ce jour de victoire.

Le cercle de deuil qui s'étend autour des 1,4 million de morts français concerne toute la nation, parents, grands-parents, épouses, fiancées, enfants, oncles... La joie de la victoire est bien vite oubliée pour laisser place au deuil de masse, au chagrin et au souvenir. Lors du fameux défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, c'est un immense cénotaphe, tombe symbolique, qui est dressé sous l'Arc de Triomphe, à Paris. Prélude à une « religion du souvenir » empreinte de ferveur populaire, exprimée lors de commémorations autour des innombrables monuments aux morts. Le jour de la victoire se transforme ainsi rapidement en un jour de deuil.

Le 11 novembre 1918, l'armistice fut donc signé entre les Alliés (France, Royaume-Uni, Etats-Unis) et l'Allemagne. L'immense boucherie, qui dure depuis août 1914, s'achève enfin. Devenu jour de recueillement, le 11 novembre rappelle ainsi le sacrifice de ceux qui sont morts durant la Grande Guerre et les terribles souffrances endurées par les « poilus », « tommies » ou « landsers » ; termes populaires désignant respectivement les combattants des tranchées français, britanniques et allemands.

N’oublions jamais ces hommes, chaque familles a eu la douleur de perdre un proche,  mon arrière-grand-père du côté paternel, Joseph Douay, y a d’ailleurs laissé sa vie, c'est aussi à lui que je rend hommage aujourd'hui.







Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Actualité/Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

Dimanche 9 novembre 2014 7 09 /11 /Nov /2014 10:19

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Le mur de Berlin, également appelé le « Mur » ou le « mur de la honte », a été érigé en plein Berlin pendant la nuit du 12 au 13 août 1961 par l'ancienne République démocratique allemande (RDA), qui tenta ainsi de mettre fin à l'exode croissant de ses habitants vers l'ancienne République fédérale d'Allemagne (RFA). Le Mur sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitua le symbole le plus marquant d'une Europe divisée par le Rideau de fer.

Aujourd'hui, sont célébrés les 25 ans de sa chute, bien qu'étant jeune à l'époque je me rappel de cette évènement. En effet, j'avais 9 ans et je me souviens avoir été marqué par la joie des allemands de l'est et de l'ouest. Je me posais une question : mais pourquoi n'avaient ils pas le droit de franchir ce mur avant ? 


Je vous conseil vivement le film goodbye lenin !, qui raconte l'histoire de la RDA et de la RFA a travers les problèmes d'une famille Est allemande. 

Un très grand film.

 


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Actualité/Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Dimanche 2 novembre 2014 7 02 /11 /Nov /2014 13:02

ADMD-francois-fais-comme-Hollande.jpg

 

François Hollande doit respecter son engagement 21 de son programme présidentiel.

C'est le but des manifestations organisées dans toute la France pour la 7eme édtion de la journée mondale pour le droit à mourrir dans la dignité organisés par l'ADMD, présidée par Jean-Luc Roméro.

Je soutien cette démarche.

 

Engagement 21

Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assis- tance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.

 

 

http://www.admdblog.fr/photo/mod-7652726.png?v=1412164663

 

 

 

Plus d'informations sur l'ADMD ici : http://www.admd.net/

 

 

 



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Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 09:30

http://www.lepoint.fr/images/2014/09/27/2844080-ide-senatoriales-fonctionnement-senat-jpg_2478263.jpg

 

 

source : http://www.lepoint.fr


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A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD Blacqueville

Arnaud MOUILLARD

 

Intervenant Psychosocial ALZAMI auprès de personnes malades Alzheimer près de Rouen.

 

Blogueur membre des #LeftBlogs.

 

J'ai soutenu la Motion "Maintenant la Gauche" lors du dernier congrès du Parti socialiste.


contact : hern276@yahoo.fr

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