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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 10:05
 



La scolarisation des enfants handicapés, objet d’un vif affrontement entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale, va progresser cette année. Environ 38.000 élèves supplémentaires devraient être accueillis dans les écoles, a annoncé récemment Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale.
Parmi eux, 10.000 bénéficieront d’un accompagnement individuel. Ainsi, environ 170.000 élèves handicapés devraient être accueillis, en majorité dans le primaire, contre 89.000 en 2002.
Au niveau des associations, si elles notes la bonne volonté du ministère, elles préfèreraient au delaà de l'aspect quantitatif, l'aspect qualitatif car les auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui accompagneront les enfants seront formés en seulement trois semaines.



Le ministre de l’Education est revenu sur les efforts financiers consentis cette année par l’Etat pour rattraper le retard, en collaboration avec le ministère du Travail et de la Solidarité. «Pour accomplir la promesse présidentielle», a souligné Xavier Darcos, faisant allusion au débat télévisé qui avait donné lieu à une empoignade sur le handicap entre les deux candidats, quelque 2700 postes d’AVS, formés pour aider les handicapés, ont été créés.
Par ailleurs, 200 Unités pédagogiques d’intégration ont été mises en œuvre au sein des établissements du second degré. Pour aider les familles dans leurs démarches, un numéro Azur a été installé ( 0810 55 55 00 ).
«Je l’ai testé, il fonctionne parfaitement : jusqu’à ce que je lui dise qui j’étais, la personne a parfaitement répondu à mes questions»
, a expliqué Xavier Darcos.

Simultanément à cette annonce, on apprenait un jugement qui fera date. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé la condamnation de l’Etat pour la non-scolarisation d’un enfant handicapé. Il souffrait des suites d’une grave méningite. Son état s’aggravant, à partir de mai 2002, il n’a plus été accueilli qu’ «une journée par semaine dans un institut médico-éducatif parisien, ses parents devant le garder le reste du temps à leur domicile». La cour d’appel, se fondant notamment sur la loi Handicap de février 2005, a estimé que l’Etat «avait obligation légale d’offir aux enfants handicapés une prise en charge éducative».


"Le ministère de l'Education fait preuve de bonne volonté", mais "ce qui nous intéresse au-delà de l'aspect quantitatif, c'est l'aspect qualitatif", explique à l'Associated Press Nicolas Corato de l'APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés). Le ministère "donne des chiffres d'enfants scolarisés, sans préciser le temps de réel de scolarisation: deux heures par semaine compte pour un enfant dans les statistiques, mais sur le terrain on ne peut pas parler de scolarisation", observe-t-il.

Et si les crédits sont "débloqués" pour les AVS, "les postes (existants) ne sont pas pourvus", déplore Nicolas Corato. "On a du mal à pourvoir les AVS nécessaires faute de candidats".

Une difficulté soulevée également par l'UNAPEI (Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis). "Sur le principe, c'est une bonne chose. On ne peut que s'en féliciter, mais ce sont des objectifs extrêmement ambitieux que de recruter 2700 personnes en période de vacances et de les former en trois semaines", note Laurent Cocquebert, directeur général de l'UNAPEI. "Il faut accueillir cet engagement avec prudence".

"Ces chiffres en tant que tels constituent un avancée pour couvrir l'ensemble des besoins des enfants", estime le conseiller national à l'éducation de l'Association des paralysés de France (APF) Philippe Millet. Mais un AVS, "c'est un vrai travail, une vraie profession" qui nécessite une formation solide.

L'APF soulève également l'absence de formation des enseignants à l'accueil des enfants handicapés en milieu scolaire et le manque d'enseignants référents, qui assurent la coordination entre professeurs et familles d'enfants handicapés. Globalement, "il y a un manque d'évaluation des problèmes et de concertation sur les besoins des enfants", constate l'APF.

Interrogés sur le droit opposable, les différents responsables de ces associations se sont montrés sceptiques. Face à la possibilité de saisir la justice pour faire valoir ce droit, elles notent que "le temps de la justice n'est pas celui de l'école".


D'après : http://www.liberation.fr & http://tempsreel.nouvelobs.com

Lien : http://geist.dim.over-blog.com/

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commentaires

marretine 04/09/2007 14:14

Je suis éducatrice spécialisée de formation , et je peux vous dire qu'à part quelques rares cas l'intégration d'enfants handicapés "cette politique de tout les enfantshandicapés"à l'école  est une gigantesque blague de mauvais goût. De la démagogie pure....Ces hommes politiques , connaissent ils ce que veut dire "enfant handicapé"?. Il est impossible qu'il y ait une généralité pour définir cela.J'ai aussi une fille handicapée mentale, j'étais pour l'intégration...avec de grandes croyances d'éducatrice...avant....Connaissent ils le "parcours du combattant" que cela représente d'avoir un enfant handicapé quelqu'il soit!!!L'école dite normale ne sera jamais faite pour eux...quelque rares cas d'enfant infirmes moteurs mais d'intelligence normale peuvent y prétendre, quelques rare cas d'enfants handicapés sensoriels ( ouie, vue) peuvent aussi être integrés mais il faut qu'ils aient une intelligence suffisante, et puis il y a parfois les "clowns de service", le joli petit enfant trisomique, le beau psychotique, autiste, qui "animeront" la classe par leur présece "satellite" et ...Pffff foutaise...un bon centre adapté et des éducateurs formés les aideront à bénéficier au mieux de leur potentiel.!Connaissez vous la rudesse des enfants normaux, ils ne sont pas comme les adultes "plein de bons sentiments" et ces enfants handicapés souffrent de la tyrannie de certains, du sadisme d'autres, même celui de l'enseignant qui malgré sa "bonne volonté" finit par s'user....et ces enfants souffrent aussi car ilssont parfois très conscient de leurs difficultés,leur différence on ne gommera JAMAIS LA DIFFERENCE !Et puis oubliez vous qu'il y a des âges limites où un enfant doit quitter le primaire? Que faisons nous après?On dit " on respecte le rythme de l'enfant: il peut faire en 3 ans  un cycle prévu en 2".... 2+2=4: CP CE1 CE2 CMI .....CM2 il y a là qu'un droit d'une année de + voir limite 2 ...car IL FAUT QUE L ENFANT QUITTE LE PRIMAIRE A 12/13 ans maximum( c'est parfois difficile de tenir ce cap même avec un enfant dit normal)....donc 3+3=6 on sort du cadre...suis assez claire? un enfant handicapé c'est de 4 voir 5 années qu'il a besoin pour faire un cycle de 2 ans parfois et même avec ça!!!!il n'y arrivera JAMAIS...de qui ce moque t on.?..la scolarité étant obligatoire jusqu'à 16 ans ....après ? que faisons nous de notre enfant s'il n'a pas intégré le milieu spécialisé?Ces lois ne s'adressent qu'à une certaine catégorie d'handicap,d'ailleurs il s'agit souvent de l'handicap physique....mais les "progrès de la médecine "font si bien les choses que de + en + les cas d'handicap moteur sont associés à de l'handicap mental ( polyhandicapé dit on... réanimation de + en + longues!!!)De qui se moque t on????Je dis et j'affirme aujourd'hui avec mon expérience d'éducatrice et de maman qu'il est impossible , même s'il y avait de la place, de SCOLARISER TOUS LES ENFANTS HANDICAPES....Ce n'est que slogan politique.Marretine

. 01/09/2007 09:33

pourquoi peu de candidats aux postes d’AVS : c’est simple, ce sont des emplois pour la grande partie a 50% ou 70%, ce qui de nos jours n’est pas suffisant pour subvenir a ses besoins. De plus les Inspections s’arrangent pour donner une ecole de rattachement loin du domicile ce qui fait que les frais kilometriques ne sont pas ou tres peu remboursés. Pour ma part on m’a reduit cette annee mon poste qui etait a 100% à 70% en m’affectant à une ecole de rattachement a 50 km de mon domicile, facile de faire le compte que ce travail n’est absolument pas vivable monaitairement. la raison en est simple : vous passez tout le monde a 70% et comme ca vous gagnez des postes en plus d’AVS mais il est clair que la qualité et le travail fourni n’est plus le même car beaucoup arretent ce boulot.

A propos de l'auteur

Arnaud MOUILLARD

 

Educateur Spécialisé.

 

Ancien jeune correspondant au journal l'Humanité.

 

Blogueur membre du collectif de blogueur de gauche #LeftBlogs.

 

RDV sur mon nouveau Blog : http://arnaudmouillard.fr

 

contact : hern276@yahoo.fr